Procès en appel de la professeure d’Evaëlle
La mère réclame la reconnaissance du harcèlement scolaire par la justice
Alors que la cour d’appel de Versailles rouvre le dossier Evaëlle, d’autres anciens élèves témoignent à leur tour contre la professeure. Depuis une loi de mars 2022, le harcèlement scolaire est reconnu comme un délit.

Lors du procès en appel de la professeure de sa fille, la mère d’ Evaëlle a imploré la justice de reconnaître le harcèlement imputé à l’enseignante, relaxée en première instance. Le 21 juin 2019, quelques heures après son retour du collège, Evaëlle s’était suicidée.
Dans la matinée, la professeure s’est défendue d’avoir eu un comportement hostile envers la collégienne. Evaëlle était décrite comme une élève précoce, atypique ayant des difficultés à s'intégrer. ## Enquête sur des allégations de harcèlement scolaire
La professeure de français écoutée attentivement par la cour
Lors d'une audience récente, la professeure de français a été confrontée aux déclarations des élèves concernant des comportements de harcèlement envers certains d'entre eux. Des témoignages faisant état de remarques désobligeantes et de moqueries ont été entendus, notamment de la part d'un ancien élève ayant porté plainte pour harcèlement.
La défense de l'enseignante
Face à ces accusations, la professeure s'est défendue en reconnaissant des propos parfois excessifs mais en niant toute intention de harcèlement. Elle a mis en avant sa personnalité parfois jugée clivante et a souligné qu'elle ne cherchait pas à faire du mal aux élèves. Malgré des plaintes déposées contre elle, la professeure avait déjà été relaxée lors d'un précédent procès en 2025.
Le cas sous l'œil du ministère public
Le ministère public, insistant sur la gravité du harcèlement scolaire, avait requis une condamnation à dix-huit mois de prison avec sursis lors du jugement initial. Suite à l'appel interjeté, la question du harcèlement scolaire et de la frontière entre autorité pédagogique et comportements inappropriés reste au centre des débats.
