Procès en appel des assistants FN
Le parquet requiert quatre ans de prison, dont un an ferme, et cinq ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen, sans exécution immédiate.
En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate.
Rôle central de Marine Le Pen

Les avocats généraux soulignent le rôle de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national. Ils insistent sur le fait qu'elle était très informée et jouait un rôle central dans l'organisation.
Réquisitoire attendu pour durer près de six heures
Le réquisitoire du parquet lors du procès en appel à Paris a débuté à 13 heures et devrait durer près de six heures. Les avocats généraux ont dénoncé les tentatives de politisation de l'affaire et ont souligné que la justice ne pouvait s'opposer à la volonté du peuple souverain. ## Affaire judiciaire impliquant Marine Le Pen et le Rassemblement national
La justice reproche à Marine Le Pen, au Rassemblement national et à dix autres cadres le paiement, entre 2004 et 2016, de salariés du parti, avec de l’argent du Parlement européen. Sur les 25 condamnés en première instance l’année dernière, la moitié a fait appel.
Seules une éventuelle peine d’inéligibilité inférieure à deux ans et l’absence d’une condamnation au port d’un bracelet électronique pourraient permettre à Mme Le Pen d’envisager un avenir politique. La cour d’appel rendra sa décision d’ici l’été.
Dénonciation par les avocats du Parlement européen
Mardi matin, les avocats du Parlement européen, partie civile, ont dénoncé dans leurs plaidoiries la « confiance trahie pendant des années, pour plusieurs millions d’euros » ainsi que celle « des contribuables de l’Union européenne ». Les avocats ont fustigé le « positionnement de façade » des prévenus à l’audience.
Des débats confirmant le fonctionnement chaotique du parti
Les débats sur le fond ont confirmé le fonctionnement pour le moins chaotique du parti et de ses eurodéputés vis-à-vis de ces « assistants ». Marine Le Pen a contesté toute intention de commettre une infraction dès l'entame du procès, protestant de sa bonne foi.
