Une défense ferme face aux accusations
Nicolas Sarkozy a conclu le procès en appel du financement présumé de sa campagne de 2007 par la Libye en affirmant n’avoir « pas trahi la confiance des Français ». Dans une déclaration solennelle, l’ancien président a réclamé un jugement équitable, loin des considérations politiques : « Je ne demande qu’une chose : être traité comme n’importe qui, être jugé pour ce que j’ai fait, pas ce que je suis. »
Un réquisitoire sévère du parquet
Le parquet général a requis sept ans de prison contre Sarkozy, le qualifiant d’ « instigateur » d’un pacte de corruption avec le régime de Mouammar Kadhafi. L’accusation évoque des financements occultes en échange de faveurs, dont une grâce pour Abdallah Senoussi, condamné en France pour l’attentat de l’UTA en 1989.

Un procès perçu comme une épreuve personnelle
Sarkozy a dénoncé une affaire « née dans le mensonge et le complot », exigeant « la vérité et la transparence ». Il a évoqué sa détention à la Santé, soulignant avoir été « un homme comme les autres », avant d’ajouter : « Ce n’est pas un procès historique, pas un roman, c’est ma vie. » ## Un témoignage poignant devant la cour d'appel
Nicolas Sarkozy a livré un plaidoyer émouvant lors de son procès en appel, évoquant les épreuves subies depuis le début de cette affaire. « Il y a eu des moments difficiles pour moi, écouter sans rien dire, subir sans rien dire, se faire insulter, entendre des choses folles et montrer un visage impassible », a-t-il déclaré, la voix chargée d’émotion.
L’ancien président a notamment réagi aux accusations portées contre lui, notamment celles suggérant que son élection en 2007 aurait été « biaisée » ou influencée par des puissances étrangères. « Les 37 350 000 Français qui se sont déplacés ont donc été abusés par l’argent de M. Kadhafi que vous n’avez pas retrouvé dans les comptes de campagne », a-t-il ironisé, visiblement blessé par ces allégations.
Une défense ferme et solennelle
S’adressant directement au président de la cour d’appel, Olivier Géron, Nicolas Sarkozy a affirmé avec force : « Je vous le dis droit dans les yeux, je tiens à mon pays et je ne peux pas croire que dans la France de 2026 un homme soit condamné à sept ans de prison pour des faits qu’il n’a pas commis et contre lequel, après quatorze ans d’enquête, il n’y a aucune preuve. »
L’ancien chef de l’État a également évoqué les onze semaines d’audience, qu’il a comparées à un « chemin de croix ». « Je ne suis pas venu ici comme au bureau, je suis venu ici comme on va à un chemin de croix. J’ai essayé d’être digne et d’être vrai », a-t-il conclu, marquant ainsi la fin de sa dernière prise de parole dans ce procès.
La décision attendue pour le 30 novembre
Le verdict de ce procès en appel est désormais attendu pour le 30 novembre. Cette affaire, qui dure depuis plus d’une décennie, a profondément marqué l’ancien président, qui maintient son innocence face aux accusations portées contre lui.
