Marine Le Pen plaide la bonne foi lors du procès des assistants du FN : les coulisses d'une affaire politico-judiciaire complexe

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Procès des assistants du FN : Marine Le Pen plaide la « bonne foi »

Marine Le Pen a plaidé la « bonne foi » du Front national lors du procès en appel à Paris des assistants parlementaires d'eurodéputés. Elle affirme que les irrégularités reprochées relèvent d'actes involontaires et d'un manque de clarté institutionnelle.

Des reproches incontestablement reconnus

La justice reproche au Rassemblement national (RN) le paiement de salariés du parti avec de l'argent du Parlement européen entre 2004 et 2016. Marine Le Pen, actuellement inéligible, affirme que ces erreurs étaient liées à un défaut d'information et de contrôle de l'institution communautaire.

Un plaidoyer pour la transparence et la bonne foi

Malgré les reproches incontestables adressés au RN, Marine Le Pen tente de convaincre la cour d'appel que ces erreurs étaient involontaires. Elle met en cause l'administration du Parlement européen, soulignant que les pratiques étaient différentes à l'époque et que son parti a agi de manière transparente et de bonne foi. ## Affaire des assistants parlementaires : Marine Le Pen condamnée à cinq ans d'inéligibilité

Marine Le Pen a récemment évoqué l'activité politique des assistants parlementaires comme résultant du "cordon sanitaire" établi à l'encontre de son parti au Parlement européen. Pour elle, cette situation les condamnait à des rôles de moindre importance, limitant ainsi leur influence.

La députée du Pas-de-Calais estime que le temps écoulé depuis les faits complique la défense de son innocence. Alors que la cour d'appel examine les contrats de ses anciens assistants parlementaires, Marine Le Pen exprime sa frustration face à la difficulté de prouver ce qu'elle considère comme évident.

Le 31 mars 2025, le tribunal correctionnel de Paris l'a déclarée coupable dans cette affaire. Sa peine inclut cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, ce qui l'empêche de se porter candidate à la prochaine élection présidentielle. Cette décision survient alors qu'elle était en tête des intentions de vote pour le premier tour, un véritable coup de théâtre. Le mercredi après-midi, son interrogatoire se poursuivra.