Un vote sans surprise pour Retailleau
Les adhérents des Républicains (LR) ont plébiscité dimanche 19 avril leur président, Bruno Retailleau, comme candidat officiel du parti pour l'élection présidentielle de 2027. Avec 73,8 % des suffrages, cette désignation sans primaire a largement devancé les autres options proposées. La consultation, ouverte tout le week-end, a mobilisé 60,01 % des 76 000 adhérents, soit près de 46 000 votants.
Des alternatives marginalisées

Les propositions alternatives – une primaire fermée (12,2 %) ou semi-ouverte (14 %) – ont été largement rejetées. Cette consultation intervenait après l'élimination en mars d'une quatrième option : une primaire ouverte à des candidats extérieurs, un choix qui avait provoqué le départ du maire de Cannes, David Lisnard, en désaccord avec cette orientation.
Une stratégie assumée
Le parti a ainsi tranché en faveur d'une désignation rapide, évitant un processus long et potentiellement conflictuel. Bruno Retailleau, désormais investi, devra désormais convaincre au-delà du cercle des militants pour se positionner comme le candidat de la droite en 2027. ## Une candidature anticipée qui divise
La déclaration de Bruno Retailleau comme candidat à la présidentielle, plus d’un an avant le scrutin, a suscité des critiques au sein des Républicains (LR). Laurent Wauquiez, président du groupe LR à l’Assemblée nationale, a ouvertement contesté cette démarche. Il plaide pour une primaire ouverte, incluant des figures allant du macroniste Gérald Darmanin à l’extrême droite avec Sarah Knafo. Pour lui, la consultation interne organisée ce week-end relève d’un « choix de dupes », au point qu’il a annoncé voter blanc.
Des réactions vives et des tensions internes
Bruno Retailleau a balayé ces accusations avec ironie. « Plus Laurent Wauquiez peut m’enquiquiner, plus il le fera », a-t-il déclaré sur Public Sénat, ajoutant : « Les chiens aboient et la caravane passe ». Malgré cette fermeté, aucun poids lourd du parti ne s’est encore publiquement rallié à sa candidature, révélant des divisions persistantes au sein de LR.
Un parti en quête de cohésion
Cette opposition entre Retailleau et Wauquiez illustre les tensions internes des Républicains, à un an de l’élection présidentielle. Alors que le premier mise sur une stratégie précoce, le second prône une approche plus large, incluant des profils hors du parti. L’absence de soutien affiché pour Retailleau souligne l’incertitude qui règne encore sur la ligne à adopter pour 2027.
