Un rapport explosif menace l'avenir de l'audiovisuel public

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Un vote crucial pour l’avenir de l’audiovisuel public

Les députés membres de la commission d’enquête sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public doivent voter lundi 27 avril sur la publication du rapport Alloncle. Ce document, fruit de plusieurs mois de travaux, propose des réformes radicales pour France Télévisions et Radio France. Un vote majoritaire en faveur de sa publication permettrait sa diffusion publique une semaine plus tard.

Des propositions choc pour réduire les coûts

Le rapport, qui compte plus de 300 pages, inclut près de 80 propositions. Parmi les mesures les plus marquantes, la suppression de France 4 et France TV Slash, la fusion de France 2 et France 5, ainsi que la disparition du Mouv’, la radio spécialisée dans le hip-hop. Ces économies, estimées à un milliard d’euros, seraient réaffectées au désendettement de l’État.

Un climat tendu avant le vote

Les travaux de la commission ont été marqués par des tensions, notamment sur les méthodes employées par Charles Alloncle. Bien que les députés aient examiné le rapport en huis clos, plusieurs éléments ont fuité, alimentant les débats. L’auteur du rapport a averti qu’il ne céderait pas aux pressions pour modifier ses conclusions, tout en espérant un compromis. Le vote, prévu à 14h30, reste incertain. ## Un rapport controversé sur la neutralité de l'audiovisuel public

Charles Alloncle, rapporteur d'une commission d'enquête parlementaire, propose de soumettre les figures de la télévision et de la radio publiques à une stricte neutralité. Il suggère également de revenir à la nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par l'Élysée, une mesure qualifiée de « retour à l'ORTF » par un député du bloc central.

Des critiques sur le ton et le contenu du rapport

Plusieurs députés interrogés par l'AFP expriment des réserves sur la publication du rapport, critiquant le « ton » employé par Charles Alloncle. La députée macroniste Céline Calvez, tout en étant favorable à la transparence, dénonce des « fausses affirmations ». La socialiste Ayda Hadizadeh évoque quant à elle des « attaques ad hominem, des insinuations et des mensonges », appelant à publier uniquement les préconisations.

Un contexte marqué par des tensions et des accusations de lobbying

Le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), a appelé ses membres à la retenue, évoquant un « devoir de réserve » avant le vote. Charles Alloncle, interrogé par le magazine JDNews (proche de Vincent Bolloré), a mis en garde contre une « faute démocratique » en cas d'enterrement du rapport. Le Monde a révélé que Lagardère News, propriétaire du JDD et du JDNews, avait envoyé des questions suggérées à des députés, suscitant des accusations de lobbying. Radio France a demandé une enquête sur d'éventuelles collusions.