Un appel à la parole des victimes
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a exhorté mardi 19 mai les femmes victimes de violences sexuelles à témoigner, « même des dizaines d’années après les faits ». Ses déclarations interviennent dans le contexte des accusations visant le chanteur Patrick Bruel, visé par plusieurs plaintes pour viols et agressions sexuelles.
Des procédures en cours

Selon l’avocate de Flavie Flament, animatrice accusant Patrick Bruel d’un viol commis alors qu’elle était mineure, de nouvelles plaintes pour viols devraient être déposées dans les prochains jours. La procureure de Paris, Laure Beccuau, a confirmé que quatre plaintes distinctes étaient déjà en cours d’examen, en plus de celle de Flavie Flament. Ces dossiers seront centralisés au parquet de Nanterre.
Un système à renforcer
Maud Bregeon a souligné la nécessité d’un « système politique, médiatique et judiciaire » permettant aux victimes de s’exprimer et d’être entendues. Elle a insisté sur le rôle de la justice pour « retracer la véracité des faits », tout en appelant à un soutien accru pour les témoignages. ## Des plaintes supplémentaires attendues contre Patrick Bruel
L’avocate de Flavie Flament, qui accuse le chanteur Patrick Bruel de viol sur mineure, a annoncé mardi sur France Inter que de nouvelles plaintes seraient déposées dans les prochains jours. Patrick Bruel, 67 ans, conteste fermement ces allégations.
Les dénégations de Patrick Bruel
Dans une publication Instagram publiée dimanche, l’artiste a nié catégoriquement les accusations. Il a affirmé n’avoir « jamais forcé une femme, drogué, manipulé ou cherché à soumettre qui que ce soit ». Il a également démenti s’être « jamais servi de [sa] notoriété pour abuser de quiconque et obtenir des relations non consenties ». Selon lui, sa relation avec Flavie Flament avait été « brève » et « ne fut ni violente, ni contrainte, ni sournoise ».
Une tournée maintenue malgré les polémiques
Actuellement à l’affiche au Théâtre de Paris, Patrick Bruel doit entamer le 16 juin une tournée en France, en Suisse, en Belgique et au Canada. Une pétition, soutenue par des associations féministes et ayant recueilli plus de 20 000 signatures lundi, réclame l’annulation de ces concerts. L’avocate de Flavie Flament a indiqué qu’elle ne se rendrait pas à ses spectacles, tout en précisant que l’artiste était « libre » de continuer à se produire.
