Violences après la qualification du PSG : 127 interpellations et des blessés, la police promet une fermeté sans faille pour la finale

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Des célébrations violentes à Paris après la qualification du PSG

La victoire du Paris Saint-Germain en demi-finale de la Ligue des champions, mercredi 6 mai, a déclenché des scènes de liesse et de violences dans la capitale. Selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, 127 personnes ont été interpellées, dont 107 à Paris. Parmi les blessés, onze civils ont été touchés, dont un grièvement par un mortier d’artifice. Vingt-trois policiers ont également été légèrement blessés lors des affrontements.

Un bilan lourd pour les forces de l’ordre

Les incidents ont opposé des supporters du PSG aux forces de l’ordre, notamment dans le quartier de la Concorde et autour de l’Arc de Triomphe. Les échauffourées ont nécessité l’intervention massive de la police, avec des charges et des tirs de gaz lacrymogène. Le ministre a condamné « fermement » ces violences, soulignant que la sécurité des citoyens et des forces de l’ordre devait primer.

Une finale à Budapest sous haute surveillance

Le PSG affrontera Arsenal en finale de la Ligue des champions le 30 mai à Budapest. Après ces incidents, les autorités s’attendent à une mobilisation importante des supporters parisiens, avec un renforcement des mesures de sécurité. Les clubs et les instances du football européen ont également été alertés sur les risques de débordements. ## Une fermeté maintenue face aux risques de débordements

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a réaffirmé jeudi que les forces de l'ordre feraient preuve de la même fermeté que lors des incidents survenus mercredi soir à Paris. Il a annoncé des « interventions systématiques » pour prévenir tout débordement, soulignant que « la tolérance zéro » serait appliquée.

Des éloges pour la réactivité policière

Le ministre a salué la rapidité d'action des policiers lors des troubles de mercredi, tout en promettant un dispositif de sécurité renforcé pour le 30 mai, date à laquelle une fan-zone est prévue dans la capitale. Il a toutefois critiqué l'annonce « unilatérale » de cette zone par le maire adjoint de Paris, Emmanuel Grégoire, sans concertation préalable avec le préfet de police.

Un dialogue nécessaire avant toute décision

Gérald Darmanin a insisté sur l'importance d'une coordination entre les autorités locales et nationales avant toute initiative de ce type. « En général, on discute un peu, avec le préfet de police, avant ça. Ça n’a pas été le cas », a-t-il déclaré, tout en laissant entendre que la localisation de cette fan-zone ferait l'objet d'un examen approfondi.