Bilan humain et responsabilités
Au moins 23 personnes, civils et militaires, ont été tuées samedi à Kati, près de Bamako, lors d'une attaque coordonnée par des djihadistes alliés à la rébellion touareg. Ce bilan, confirmé mardi par une source hospitalière à l'AFP, dépasse celui initialement annoncé par la junte au pouvoir, qui évoquait 16 blessés. Parmi les victimes figure le ministre malien de la défense, Sadio Camara, tué dans l'explosion d'un véhicule piégé.
Situation politique et réactions

Le général Assimi Goïta, chef de la junte malienne, a rompu son silence mardi en recevant l'ambassadeur de Russie. Des images de cette rencontre, publiées par la présidence, ont été diffusées pour rassurer sur son état après les attaques. La junte, visée par cette offensive, reste sous pression face à la montée des violences dans le pays.
Contexte sécuritaire au Mali
Cette attaque s'inscrit dans une série de violences coordonnées visant des positions stratégiques de la junte. La situation reste confuse, avec des tensions persistantes entre les forces gouvernementales, les groupes djihadistes et les rebelles touareg. Le Mali, déjà fragilisé par des crises politiques et sécuritaires, fait face à une escalade de la violence dans le Sahel. ## Une junte malienne en difficulté face à l’offensive djihadiste
Les attaques coordonnées menées depuis samedi par le Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, en alliance avec le Front de libération de l’Azawad (FLA), ont profondément fragilisé la junte malienne. Ces assauts ciblant des positions stratégiques ont conduit à la perte du contrôle de Kidal, une ville clé du nord du pays.
Des replis militaires et des positions abandonnées
L’armée malienne a dû abandonner plusieurs de ses positions dans la région de Gao, deuxième région militaire du pays après Kati. Des sources locales rapportent que les forces gouvernementales ont quitté Labbezanga, près de la frontière nigérienne, pour se replier vers Ansongo. Ces mouvements illustrent la pression croissante exercée par les groupes armés sur les troupes maliennes.
Un contexte sécuritaire de plus en plus tendu
Les violents combats observés à Kati, près de la capitale Bamako, ont marqué le début de cette offensive. Les djihadistes et leurs alliés indépendantistes semblent avoir pris l’ascendant, exploitant les faiblesses d’une junte déjà fragilisée par des tensions internes et une instabilité politique persistante. La situation reste confuse, avec des risques accrus de nouvelles attaques.
