Fuite médiatique et secret de l'enquête : la guerre des plaintes entre LFI et le ministère de la Justice

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Une plainte pour violation du secret de l’enquête

L’eurodéputée LFI Rima Hassan a déposé plainte après des fuites médiatisées concernant sa garde à vue début avril. Son avocat, Vincent Brengarth, évoque une violation du secret de l’enquête et cible notamment le porte-parole du ministère de la Justice, Sacha Straub-Kahn. Selon *Le Canard enchaîné*, ce dernier aurait communiqué avec des journalistes pendant l’audition, révélant des éléments confidentiels.

Réactions en cascade et saisine de l’inspection générale

Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a saisi l’inspection générale de la justice pour enquêter sur ces fuites. Cette décision intervient après une question du député LFI Thomas Portes, qui a réclamé le départ de Straub-Kahn. Le ministre a également dénoncé les messages antisémites visant le porte-parole, tout en appelant les Insoumis à condamner l’antisémitisme et l’antisionisme.

Plainte en retour pour diffamation

Sacha Straub-Kahn a déposé plainte pour diffamation et injures antisémites, contestant les « allégations mensongères » du *Canard enchaîné*. Son avocat a également annoncé une plainte pour « mise en danger d’un magistrat ». La polémique s’étend alors que les tensions entre LFI et le gouvernement persistent. ## Un porte-parole du ministère de la Justice précise son rôle

Le porte-parole du ministère de la Justice a insisté sur sa mission de pédagogie, visant à éclairer les journalistes sur les actions de l’institution. Il a souligné que ces échanges, bien que réguliers et couvrant divers sujets, ne traitent jamais du fond des dossiers judiciaires.

Enquête ouverte pour violation du secret de l’enquête

Le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête pour violation du secret de l’enquête, estimant que des informations trop précises avaient été divulguées dans les médias pendant la garde à vue de Rima Hassan, avant toute communication officielle. Cette mesure fait suite à la publication d’éléments non confirmés sur des substances retrouvées dans ses affaires.

Des analyses en cours sur des produits controversés

Plusieurs médias avaient évoqué la découverte de traces de drogue de synthèse dans le sac de l’élue, une information que le parquet n’a pas confirmée, évoquant des analyses complémentaires en cours. Rima Hassan, 33 ans, a expliqué avoir acheté du CBD légalement en Belgique, sans connaissance d’une éventuelle substitution. Son avocat a précisé que les tests urinaires n’avaient pas révélé de traces de substances illicites, tout en contestant fermement toute acquisition de drogue illégale.