Un été 2026 marqué par la sobriété et la proximité
Les vacances d’été 2026 s’annoncent plus courtes et plus locales pour les Français, selon une étude de l’Alliance France tourisme (AFT) publiée mardi 28 avril. La hausse des prix des carburants, les perturbations aériennes et l’inflation pèsent sur les budgets des ménages, incitant à des séjours plus économiques.
Des départs en baisse et une incertitude grandissante

Seulement 68 % des Français prévoient de partir au moins une semaine, soit une baisse de 9 points par rapport à 2025. Par ailleurs, 37 % se déclarent certains de partir, contre 50 % l’an dernier, reflétant une montée de l’incertitude. Les tensions internationales et les contraintes budgétaires influencent fortement les choix de destination.
La France, destination privilégiée pour des vacances sécurisées
Face à ces défis, 71 % des Français optent pour des séjours en France, contre 23 % pour l’Europe et 9 % pour des destinations lointaines. Les compagnies aériennes low-cost, comme Ryanair ou Transavia, ont déjà annoncé des annulations de vols en raison de la hausse des coûts des carburants. ## Des inégalités persistantes dans l’accès aux vacances en 2026
Alors que la France célèbre les 90 ans des congés payés, les disparités d’accès aux vacances restent criantes. Selon l’Agence France Tourisme (AFT), 84 % des ménages aisés prévoient de partir l’an prochain, contre seulement 58 % des catégories modestes. Une fracture qui s’explique en partie par la pression budgétaire, accentuée en 2026. Le budget moyen des Français pour leurs vacances s’établit à 1 530 euros, en recul d’environ 150 euros sur un an.
Des arbitrages budgétaires contraints
Face à cette baisse de pouvoir d’achat, les Français adaptent leurs projets. Plus de la moitié (61 %) envisagent de réduire la durée ou la fréquence de leurs séjours, tandis que 60 % limitent leurs dépenses sur place. La recherche d’offres promotionnelles (47 %) et le recours à l’épargne (46 %) sont également des solutions privilégiées. Ces ajustements se traduisent aussi dans le choix des hébergements, avec une hausse significative du logement gratuit (32 % pour les courts séjours, 31 % pour les longs) et une forte progression du camping (27 %, contre 17 % en 2025).
Un enjeu politique et économique
Cette évolution interroge sur la nécessité d’une politique touristique plus inclusive. « Il est urgent de repenser les leviers pour garantir l’accès aux vacances à tous, tout en soutenant une industrie clé pour l’économie française », souligne Dominique Marcel, expert en tourisme. Une réflexion d’autant plus cruciale que le secteur représente un poids économique majeur, mais aussi un pilier social, à l’heure où les inégalités se creusent.
