Un appel à l'unité après le départ de Boris Vallaud
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS), a exhorté lundi 11 mai les membres de sa formation à « avancer d’un même pas » pour construire une candidature commune en vue de l’élection présidentielle de 2027. Ses déclarations interviennent dans un contexte tendu, marqué par le départ de Boris Vallaud de la direction du PS, vendredi dernier.
La primaire, une option parmi d'autres
Bien que partisan d’une primaire de la gauche, Olivier Faure a tenu à nuancer son positionnement : « Je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. » Il a insisté sur la nécessité de trouver une solution pour éviter une division préjudiciable. « Ce dont je ne me dépars pas, c’est de l’idée d’un candidat commun ou d’une candidate commune », a-t-il souligné sur Franceinfo, estimant qu’une absence d’union conduirait à une défaite, voire à une victoire de l’extrême droite.

Fin du « congrès permanent »
Le premier secrétaire a fermement rejeté l’idée d’un « congrès permanent », critiquant les divisions internes. « Le congrès permanent, ça n’est pas possible », a-t-il déclaré, appelant à une clarification rapide. Il a annoncé poursuivre les discussions avec toutes les parties, y compris Boris Vallaud, pour sortir de l’impasse. ## Une proposition de Boris Vallaud pour unifier la gauche hors LFI
Boris Vallaud, ancien membre de la direction du Parti socialiste (PS), a proposé sur France Inter l’organisation de « rencontres de la nouvelle gauche plurielle » afin d’élaborer un programme commun avant de désigner un candidat unique. Cette initiative vise à rassembler les forces de gauche hors La France insoumise (LFI), incluant des figures comme Marine Tondelier (EELV), Olivier Faure (PS), Clémentine Autain (LFI dissidente) et François Ruffin (LFI).
L’ancien dirigeant socialiste a justifié sa démarche par la nécessité d’éviter une primaire, qu’il juge contre-productive. « On est parfaitement capables de trouver quelque chose qui convienne à tout le monde », a-t-il affirmé, plaidant pour « un contrat de législature et un candidat commun ». Il a également critiqué la direction actuelle du PS, évoquant « un collectif défaillant » et une absence de vision claire, alors que « tout le monde est déjà en campagne, mais pas nous ».
Les réserves d’Olivier Faure sur la méthode
Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a reconnu l’importance d’une alliance large, mais a souligné les divergences sur la méthode. « Convoquer une nouvelle gauche plurielle, c’est exactement ce que je tente de bâtir », a-t-il déclaré, tout en rappelant que les partenaires potentiels exigent des règles claires pour le choix du candidat. « C’est un peu trop facile de dire qu’on va faire entrer tout le monde dans l’entonnoir et qu’on vous dira qui sera le candidat à la fin », a-t-il répliqué, visiblement en désaccord avec l’approche de Boris Vallaud.
Un clivage sur la stratégie d’alliance
Le débat reflète une division plus large au sein de la gauche. François Hollande, ancien président, prône une alliance restreinte avec Raphaël Glucksmann, une position rejetée par Olivier Faure et Boris Vallaud. Ce dernier insiste sur « l’union de la gauche, de Glucksmann à Ruffin », tandis que Faure s’oppose à « faire cavalier seul » et à exclure des partenaires historiques. Ces tensions illustrent les défis d’une gauche fragmentée, en quête d’unité avant les prochaines échéances électorales.
