Un tribunal néerlandais impose des mesures pour protéger les habitants de l'île de Bonaire contre le changement climatique
Un tribunal aux Pays-Bas a décidé que le gouvernement ne protégeait pas suffisamment les habitants de Bonaire, une île des Caraïbes, du changement climatique. Les habitants de l'île sont considérés comme traités injustement par rapport à ceux des Pays-Bas européens.
Le tribunal de La Haye a ordonné à l'État de mettre en place des objectifs contraignants pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans tout le pays. Il a également exigé un plan d'adaptation incluant Bonaire d'ici 2030. La décision fait suite à une action en justice de résidents de l'île soutenue par Greenpeace.

En 2025, la Cour internationale de justice a jugé que les États ne respectant pas leurs obligations climatiques commettent un acte illégal. ## Bonaire pourrait créer un précédent mondial
Greenpeace estime que le dossier Bonaire, premier cas majeur depuis un avis important, pourrait créer un précédent mondial. Les Pays-Bas, connus pour leur expertise en matière de digues et de barrages, sont au cœur de ce dossier. Les plaignants affirment que La Haye ne protège pas suffisamment ses territoires d'outre-mer, comme Bonaire, et demandent un plan de protection d'ici 2027.
Plaintes rejetées
Les plaignants demandent également que les Pays-Bas réduisent leurs émissions de CO2 à zéro d'ici 2040, au lieu de 2050 comme prévu par l'Union européenne. Le tribunal a rejeté cette demande, soutenant que la responsabilité de mettre en place des mesures incombe aux autorités locales.
En jeu, l'avenir de Bonaire
Selon des militants se basant sur une étude de l'Université libre d'Amsterdam, Bonaire risque de perdre jusqu'à un cinquième de sa superficie d'ici la fin du siècle à cause de la montée des eaux. L'avis de la Cour internationale de justice, sollicité par les Nations unies, vise à clarifier les responsabilités en matière de changement climatique. Cette décision est perçue comme une victoire par les défenseurs de l'écologie, qui pensent que les pollueurs pourraient devoir verser des réparations aux pays victimes de dommages climatiques.
