La fin de la trêve hivernale suscite des craintes
La trêve hivernale prend fin ce mardi soir, ce qui fait craindre une augmentation des expulsions locatives. En 2025, le nombre d’expulsions réalisées avec le concours de la force publique avait augmenté de 27 % par rapport à l'année précédente, atteignant 30 500.
Des associations d'aide au logement alertent sur un potentiel pic d'expulsions

Avec la fin de la trêve hivernale, les associations d'aide au logement s'inquiètent de la possibilité que les expulsions locatives dépassent les niveaux records de l'année précédente. Les impayés accumulés et un cadre juridique plus contraignant pourraient contribuer à cette hausse.
La trêve hivernale suspendue chaque année depuis 1956
Instaurée en 1956, la trêve hivernale suspend les expulsions locatives, ainsi que les coupures d'électricité et de gaz, entre le 1er novembre et le 31 mars, couvrant ainsi les périodes les plus froides de l'année. ## Contestation des mesures du ministre du logement par les associations d'aide au logement
Lors d'un point des associations d'aide au logement, le porte-parole de l'association Droit au Logement (DAL) a critiqué les mesures du ministre du logement, Vincent Jeanbrun, le qualifiant de "bourreau des locataires" et déplorant son souhait de voir augmenter le nombre d'expulsions locatives à 50 000 par an. Il a également comparé ces mesures au "modèle canadien", qu'il juge plus libéral en matière de location.
Objectif du ministre: "recréer un lien de confiance entre propriétaires et locataires"
Vincent Jeanbrun, défendant son approche, a mentionné vouloir s'inspirer du "modèle canadien" pour favoriser une sortie plus rapide des impayés de loyers et faciliter l'accès au logement en réduisant les demandes de garanties. Selon lui, recréer un lien de confiance entre propriétaires et locataires est crucial pour résoudre la crise du logement.
Difficultés croissantes pour les personnes menacées d'expulsion
Au sein du fonds de solidarité habitat (FSH) du Val-de-Marne, un membre de la Confédération nationale du logement constate une augmentation des demandes d'aide, notamment de femmes seules avec enfants et de personnes âgées, pour éviter des expulsions. Une étude de la Fondation pour le logement des défavorisés révèle qu'un tiers des personnes expulsées se retrouvent sans solution de relogement stable un à trois ans après leur expulsion.
