Transfert de prisonniers de l’EI vers l’Irak
Les Etats-Unis ont décidé de déplacer 7 000 prisonniers de l’organisation Etat islamique de la Syrie vers l’Irak. Cette décision fait suite à la fragilité des camps syriens et à la menace d'évasions qui pèsent sur ces installations. Les Etats-Unis travaillent en étroite collaboration avec l'Irak et leurs partenaires régionaux pour accélérer ce transfert.
Opérations de transfert en cours

Face aux incertitudes résultant des combats entre l'armée syrienne et les forces kurdes, qui compromettent la sécurité des camps de prisonniers de l'EI dans le nord-est de la Syrie, les Etats-Unis ont déjà débuté les opérations de transfert. Jusqu'à 7 000 prisonniers pourraient ainsi être déplacés vers des structures contrôlées par l'Irak.
Prévenir toute menace
L'objectif principal de ce transfert est d'éviter les évasions de prisonniers, ce qui représenterait une menace directe pour la sécurité régionale et les Etats-Unis. L'amiral Brad Cooper, en charge du commandement américain au Moyen-Orient, souligne l'importance d'un transfert ordonné et sécurisé en collaboration avec les partenaires régionaux, dont le gouvernement irakien. ## La fin de la mission des FDS en Syrie
Tom Barrack, émissaire américain pour la Syrie, a annoncé que la mission initiale des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) de lutte contre les djihadistes de l'EI était terminée. Il a déclaré que le nouveau pouvoir syrien était désormais capable de contrôler les centres de détention établis par les Kurdes.
Les déclarations de Donald Trump
Lors d'une conférence de presse, le président américain Donald Trump a exprimé son soutien à son nouvel allié, le président syrien Ahmed Al-Charaa, dans son offensive. Il a également fait l'éloge des Kurdes tout en mettant en avant ses relations avec le président syrien.
La situation dans les prisons et camps en Syrie
Des milliers d'anciens combattants de l'EI, ainsi que des femmes et des enfants, sont détenus dans une vingtaine de prisons et de camps en Syrie. Le plus grand camp de détention, Al-Hol, abrite un grand nombre de personnes de différentes nationalités, y compris des Français et d'autres ressortissants étrangers. Les Syriens et les Irakiens vivent dans le camp principal tandis que les étrangers sont détenus dans une annexe sous haute sécurité. Les forces kurdes continuent de contrôler le camp plus petit de Roj près de la frontière turque.
