Un transfert imminent vers l'Espagne
La direction de Marineland d’Antibes a confirmé vendredi 15 mai son intention de transférer ses deux orques et douze dauphins vers l’Espagne avant la fin du mois de juin. Cette décision intervient après l’autorisation accordée par le gouvernement français, mettant fin à deux années de blocage.
Une impasse prolongée

Le ministre délégué à la transition écologique, Mathieu Lefèvre, a souligné la nécessité de « sortir de l’impasse » lors d’une visite sur place. Il a constaté l’état de dégradation avancée des bassins, notamment celui des orques, qui se détériorent rapidement.
Des alternatives en suspens
Le parc réclamait depuis 2022 le transfert de ses animaux vers des structures étrangères, une demande longtemps rejetée par l’État. Celui-ci privilégiait des solutions conformes à la loi de 2021 sur le bien-être animal, interdisant les spectacles et la captivité des cétacés. Cependant, les projets de sanctuaires en semi-liberté pour ces animaux nés en captivité n’ont pas abouti. ## Un transfert urgent pour sauver deux orques
Les autorités ont confirmé que les deux orques, Wikie (24 ans) et son fils Keijo (12 ans), seront transférées vers le parc Loro Parque à Tenerife, en Espagne. Cette décision, présentée comme indispensable, vise à éviter une mort certaine pour les animaux. Le gouvernement a assuré mettre en place « toutes les conditions nécessaires » pour faciliter ce déplacement.
Des modalités logistiques en cours d'élaboration
Pascal Ferracci, PDG de Marineland, a précisé que les équipes de Loro Parque finalisent actuellement les derniers détails techniques. « C’est une question de semaines », a-t-il indiqué. Le transfert, évalué à plusieurs centaines de milliers d’euros, se fera par avion-cargo et doit impérativement intervenir avant la fin juin, sous peine de reporter l’opération en raison des fortes chaleurs estivales.
Une répartition complexe pour les dauphins
Parallèlement, les douze dauphins seront répartis entre deux parcs espagnols, à Valence et Malaga, avant qu’une partie d’entre eux ne rejoigne le parc Beauval (Centre-Ouest) une fois les infrastructures adaptées. Cette opération s’inscrit dans une démarche plus large de réorganisation des animaux captifs en Europe.
