Collision tragique de deux trains en Espagne
Le ministre de l'Intérieur espagnol écarte l'hypothèse d'un sabotage

Le ministre de l'Intérieur espagnol, Fernando Grande-Marlaska, a affirmé qu'il n'y avait "jamais eu le moindre élément permettant de l'envisager" en ce qui concerne un acte de sabotage à l'origine de la collision de deux trains ayant causé la mort d'au moins 41 personnes à Adamuz, en Andalousie (Sud).
Dimanche soir à 19h45, deux trains à grande vitesse circulant sur des voies parallèles en sens opposés sont entrés en collision, entraînant le déraillement de voitures d'un train d'Iryo qui ont heurté une rame de la Renfe, la compagnie ferroviaire nationale espagnole. Au total, près de 500 passagers se trouvaient à bord des deux trains. ## Accident ferroviaire grave en Espagne
Les images aériennes diffusées par la garde civile espagnole montrent que quatre voitures du train de la Renfe se sont renversées, tandis que deux semblent avoir été écrasées par l'impact. Plusieurs centaines de mètres plus loin, le train Iryo rouge est en partie renversé, avec la plupart de ses voitures encore sur les rails.
Déclarations officielles
Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a promis une enquête transparente sur les circonstances de l'accident à Adamuz. Le ministre des transports, Oscar Puente, a qualifié l'accident d'"extrêmement étrange", survenu sur une portion de voie rénovée. Le président de la Renfe, Alvaro Fernandez Heredia, a écarté l'erreur humaine comme cause probable, évoquant des problèmes liés au matériel roulant d'Iryo ou à l'infrastructure.
Les trains impliqués ne circulaient pas à des vitesses excessives sur cette portion de voie limitée à 250 km/h. Selon Fernandez Heredia, l'un des trains roulait à 205 km/h et l'autre à 210 km/h, excluant la vitesse comme cause de l'accident.
