Quatre morts dans une nouvelle tragédie de la Manche

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Quatre morts dans une tentative de traversée clandestine de la Manche

Quatre personnes, deux hommes et deux femmes, ont péri jeudi 9 avril dans la Manche, emportées par les courants au large d’Equihen-Plage (Pas-de-Calais). Le drame s’est produit vers 7 heures du matin, selon le maire de la commune, Christian Fourcroy. Les victimes tentaient de monter à bord d’un taxi-boat lorsque les courants, réputés dangereux dans cette zone, les ont entraînés.

Un bilan provisoire et des secours mobilisés

Le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch, a confirmé que le bilan était encore provisoire. Une personne a été prise en charge en urgence pour hypothermie, tandis que 37 autres ont été secourues. Les nationalités des victimes n’étaient pas encore identifiées dans l’immédiat, a indiqué la procureure de Boulogne-sur-Mer, Cécile Gressier.

Une tragédie récurrente dans la région

Cette nouvelle tragédie rappelle la dangerosité des traversées clandestines dans la Manche, où les courants et les conditions météo rendent les tentatives particulièrement risquées. Les autorités ont souligné la nécessité de renforcer les dispositifs de sauvetage et de lutte contre les passeurs. ## Un drame en mer : un migrant pris en charge en urgence, 37 autres secourus

Une personne a été hospitalisée en urgence relative, victime d’hypothermie, tandis que 37 autres migrants ont été pris en charge par les secours. Selon les autorités, le bateau impliqué a poursuivi sa route avec une trentaine de personnes à bord.

La méthode des "taxi-boats" pointée du doigt

Les passeurs utilisent désormais la technique des "taxi-boats" pour éviter les contrôles terrestres. Ces embarcations récupèrent directement les migrants en mer, échappant ainsi aux forces de l’ordre. Le préfet a confirmé que les gendarmes n’étaient pas intervenus pour empêcher le départ.

Un deuxième drame en quelques jours

Ce nouvel incident survient moins d’une semaine après un premier accident mortel près de Gravelines, où deux migrants avaient péri. Les autorités soulignent la responsabilité des réseaux de passeurs, dont le démantèlement reste une priorité.