Projet terroriste « mortifère et antisémite »: Deux frères soupçonnés devant la justice

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Projet terroriste "mortifère et antisémite" : Audition de deux frères soupçonnés

Deux frères, un étudiant en école d’ingénieur de 22 ans et un sans emploi de 20 ans, ont été présentés à un juge pour un projet terroriste "mortifère et antisémite", a indiqué le Parquet national antiterroriste. En garde à vue, ils ont admis avoir un projet terroriste en France, faute de pouvoir partir en Syrie ou en Palestine pour mener le djihad.

Mise en examen demandée pour association de malfaiteurs terroriste criminelle

Une information judiciaire a été ouverte pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, ainsi que pour acquisition et port d’arme. Le Parquet a requis la mise en examen des deux frères et leur placement en détention provisoire. Les deux frères de nationalité italienne et marocaine ont été interpellés près d'un centre pénitentiaire dans le Pas-de-Calais. ## Radicalisation et projet terroriste chez deux frères franco-tunisiens

Dans une action menée par les policiers du commissariat de Saint-Omer (Pas-de-Calais), une importante découverte a été faite à bord d'un véhicule. Parmi les objets saisis se trouvaient une arme semi-automatique chargée, de l'acide chlorhydrique, de l'aluminium et un drapeau de l'organisation Etat islamique (EI).

Les deux frères, arrivés en France en 2017 après un séjour en Italie, ont été identifiés comme ayant consulté une propagande djihadiste abondante ces derniers mois. Le parquet a souligné une radicalisation progressive sur deux ans, avec une intensification récente de leur engagement djihadiste et de leurs actions en lien avec un projet terroriste.

Des preuves telles qu'une vidéo d'allégeance à l'EI réalisée par l'un des frères, ainsi que des contacts avec des individus radicalisés ou condamnés pour des actes terroristes, ont été découvertes. Les frères se mettaient en scène sur des photos et vidéos, exhibant des armes à feu ou des couteaux, en vêtements de combat et devant le drapeau de l'Etat islamique.

Des échanges sur des messageries cryptées visant à se procurer des armes annoncent selon le parquet une possible transition vers un acte violent dans un futur proche.