Tchad sous le choc : Boko Haram frappe à nouveau avec deux attaques meurtrières

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Deux attaques meurtrières de Boko Haram au Tchad

Le groupe djihadiste Boko Haram a mené deux attaques en moins de 48 heures dans le bassin du lac Tchad, faisant au moins 26 morts parmi les forces armées tchadiennes. Lundi 4 mai, une offensive contre la base militaire de Barka Tolorom a coûté la vie à 24 soldats, selon une source militaire. Mercredi 6 mai, une embuscade tendue à des patrouilles navales a tué au moins deux généraux.

Trois jours de deuil national décrétés

En réponse à ces attaques, le gouvernement tchadien a annoncé trois jours de deuil national, du mercredi 6 mai à minuit au samedi 9 mai à minuit. Les drapeaux seront mis en berne et toutes les activités festives seront interdites. Le communiqué officiel rend hommage aux "martyrs tombés sur le champ d’honneur" lors des récents assauts terroristes.

Une situation sécuritaire tendue dans la région

Ces attaques surviennent dans un contexte de tensions persistantes dans la province du lac, où les groupes armés multiplient les incursions. Les forces de sécurité tchadiennes, déjà engagées dans des opérations antiterroristes, font face à une menace accrue dans cette zone stratégique. ## Une recrudescence des attaques de Boko Haram dans la région du lac Tchad

Les forces armées tchadiennes font face à une intensification des attaques menées par Boko Haram, notamment par sa faction JAS, dans la région du lac Tchad. Cette zone, frontalière du Nigeria, du Cameroun et du Niger, sert de refuge aux groupes djihadistes depuis plus d’une décennie. Les récentes offensives ont ciblé des postes militaires et des civils, avec des enlèvements et des assauts meurtriers.

Une réponse militaire tchadienne renforcée

En réaction à ces attaques, le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a réaffirmé sa détermination à éradiquer la menace. L’opération Haskanite, lancée en octobre 2024 après un assaut meurtrier contre une base militaire (une quarantaine de morts), visait à éliminer les sanctuaires de Boko Haram. L’armée tchadienne a déclaré en février 2025 que le groupe n’avait plus de bases opérationnelles sur son territoire, mais les récents événements montrent une persistance de la menace.

Un contexte sécuritaire toujours instable

Malgré les déclarations officielles, les attaques continuent de se multiplier, notamment sur les rives nigériennes et dans les zones insulaires du lac Tchad. La présence conjointe de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) complique la situation, rendant la lutte contre ces groupes djihadistes particulièrement complexe. Les autorités tchadiennes maintiennent leur engagement, mais le terrain reste volatile.