Un avertissement ignoré avant l’attentat de Bondi Beach
Une commission d’enquête australienne a révélé que la police avait été alertée d’un risque d’attaque terroriste avant la fusillade antisémite de décembre 2025 à Bondi Beach, qui a fait 15 morts. Le Community Security Group (CSG), une organisation juive, avait prévenu les autorités moins d’une semaine avant l’attaque, soulignant un « niveau élevé d’incitation à la haine antisémite ». La police avait alors indiqué ne pas pouvoir mobiliser suffisamment d’agents pour sécuriser l’événement, proposant seulement des patrouilles mobiles.
Des manquements pointés sous pression politique

Les conclusions préliminaires de la commission, présidée par la juge à la retraite Virginia Bell, ont été rendues publiques alors que le gouvernement australien fait face à des critiques croissantes. Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas en octobre 2023, les autorités sont accusées d’avoir sous-estimé la montée de l’antisémitisme. Le gouvernement avait instauré cette commission d’enquête en janvier, sous la pression de l’opinion publique.
Un bilan lourd et des responsabilités en question
Naveed Akram, accusé d’avoir ouvert le feu pendant une célébration de Hanouka, est inculpé de 15 meurtres et d’actes de terrorisme. Son père, Sajid Akram, tué par la police lors de l’attaque, était également impliqué. Cet attentat reste la pire tuerie en Australie depuis trois décennies, relançant le débat sur la sécurité des communautés juives et la réponse des institutions face aux menaces extrémistes. ## Un suspect comparait pour la première fois
Naveed Akram, l’un des deux hommes accusés dans l’attentat de mi-février, a fait sa première apparition en justice par visioconférence depuis sa détention. Les autorités ont confirmé que l’attaque, inspirée par l’idéologie de l’État islamique (EI), n’a pas bénéficié d’un soutien extérieur. Akram, déjà sous surveillance en 2019 pour ses liens présumés avec le groupe djihadiste, a été inculpé pour terrorisme.
Des réformes en profondeur recommandées
La commission royale d’enquête a pointé des lacunes dans les unités antiterroristes, préconisant une refonte des structures de commandement, des systèmes d’information et des protocoles de partage de données. Par ailleurs, la police est invitée à renforcer la sécurité lors des événements juifs à caractère public, en réponse aux risques identifiés.
Un durcissement législatif et des demandes de transparence
En réaction au drame, le Parlement a adopté en janvier de nouvelles mesures contre les crimes haineux et le trafic d’armes. Les familles des victimes, qui avaient sollicité une enquête fédérale, attendent désormais des éclaircissements. La dernière commission royale fédérale, en 2022, avait porté sur un scandale de recouvrement de dettes frauduleuses.
