Un mineur de 15 ans mis en examen pour projet d’attaque terroriste
Un adolescent de 15 ans a été interpellé le 17 avril dans le Rhône pour avoir planifié une « action violente » ciblant les communautés juive ou homosexuelle. Mis en examen pour « participation à une association de malfaiteurs terroriste », il a été placé en détention provisoire, a confirmé le Parquet national antiterroriste (PNAT).
Des aveux et une enquête en cours

Selon les éléments recueillis par la DGSI, le mineur a reconnu vouloir « mourir en martyr » et avoir préparé une attaque. Une information judiciaire a été ouverte le 19 avril, après une enquête préliminaire lancée le 11 avril. Son avocat, Gianni de Georgi, souligne la nécessité d’un « suivi psychologique » pour son client.
La justice antiterroriste mobilisée
Le PNAT a souligné la gravité des faits, rappelant que l’enquête avait été confiée aux services de renseignement intérieur dès les premiers éléments. Les motivations et les éventuels complices du jeune homme font encore l’objet d’investigations. ## Un rajeunissement inquiétant des profils mis en examen
Depuis plusieurs années, les services judiciaires constatent une baisse significative de l’âge des personnes impliquées dans des affaires terroristes. En 2025, les mineurs représentent désormais un tiers des procédures ouvertes par le Parquet national antiterroriste (PNAT), selon les déclarations du procureur Olivier Christen. Cette tendance, déjà observable en 2024, s’est accentuée, avec 22 mineurs mis en examen l’an dernier, soit 20 % des personnes concernées.
Des projets violents inspirés par le djihadisme
Les enquêtes révèlent des profils marqués par une fascination pour les figures djihadistes. En février 2025, deux mineurs interpellés dans le Nord ont été mis en examen à Paris. L’un d’eux, âgé de 16 ans, a admis envisager une « action violente » contre un centre commercial ou une salle de concert. Ces cas illustrent une radicalisation précoce, souvent nourrie par des contenus en ligne.
Une menace djihadiste toujours dominante
En 2025, le PNAT a confirmé la persistance d’une menace terroriste djihadiste, représentant 87 % des procédures suivies. Le nombre d’enquêtes reste élevé, dépassant largement les chiffres des années 2021 à 2023. Selon Olivier Christen, cette situation s’inscrit dans une « phase de tension durable », avec un niveau d’activité inédit depuis cinq ans.
