La famille d'Abdeslam interpellée dans une affaire de clé USB terroriste

Date de publication

Media file: 01KP3/82H1A/5GJ40/6H8ZR/P3RZA/Z/01KP382H1A5GJ406H8ZRP3RZAZ.png

Interpellation de la famille d'Abdeslam

La mère et la sœur de Salah Abdeslam, ainsi que trois autres membres de leur famille, dont une mineure, ont été placées en garde à vue samedi 11 avril. Cette mesure intervient dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour remise illicite d'objet à un détenu condamné pour terrorisme. Les interpellations ont eu lieu alors que le groupe se rendait au parloir de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), où est incarcéré Salah Abdeslam.

Contexte judiciaire lourd

Condamné à la perpétuité pour sa participation aux attentats du 13-Novembre, Salah Abdeslam est le seul survivant des commandos meurtriers. Détenu à l'isolement depuis près de dix ans, il avait déjà été placé en garde à vue en novembre 2025 dans le cadre d'une enquête sur la détention d'une clé USB contenant des documents liés à la propagande de l'État islamique ou d'Al-Qaïda, selon le parquet national antiterroriste (PNAT).

Enquête en cours

Les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances précises de cette affaire. Les autorités n'ont pas encore communiqué sur les éventuelles découvertes ou éléments recueillis lors des perquisitions ou des auditions. La procédure reste sous la responsabilité du juge antiterroriste en charge du dossier. ## Un dispositif de séparation contesté

Le tribunal administratif de Lille a ordonné, début avril, d’assouplir les conditions de parloir pour un détenu, tout en maintenant son isolement. Cette décision intervient après l’instauration d’un dispositif de séparation avec hygiaphone, décidé par le directeur du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil. Ce dernier avait justifié cette mesure par la suspicion d’une clé USB introduite lors d’une visite, sans exclure l’implication de visiteurs.

Une clé USB au cœur des soupçons

La clé USB en question avait été remise au détenu par son ex-compagne, Maëva B, elle-même doublement mise en examen et incarcérée. Elle est également soupçonnée d’être impliquée dans un projet d’attentat déjoué, bien que sans lien avec Salah Abdeslam. Le Parquet national antiterroriste (PNAT) avait requis sa « mise en examen ultérieure », sans préciser les motifs.

Un isolement maintenu malgré les assouplissements

Le tribunal a refusé de suspendre le maintien à l’isolement du détenu, estimant que les mesures de sécurité restaient justifiées. Cependant, il a ordonné un assouplissement des conditions de parloir, sans pour autant lever toutes les restrictions. Cette décision marque un compromis entre les exigences de sécurité et les droits des détenus.