Libération de responsables de Terre d’asile en Tunisie : L'affaire qui divise sur l'action humanitaire

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Libération de responsables de Terre d’asile en Tunisie accusés d’aide aux migrants

Des travailleurs humanitaires de l’ONG française Terre d’asile en Tunisie, dont l'ancienne directrice Sherifa Riahi, ont été libérés après avoir été jugés pour avoir « facilité l’entrée illégale et le séjour » de migrants.

Le comité de soutien a confirmé la libération des membres de l’ONG, qui étaient en détention depuis plus de vingt mois. Sherifa Riahi est sortie de prison et ses collègues ont également été libérés.

L’avocat de Sherifa Riahi a indiqué qu'une peine de deux ans de prison avec sursis a été prononcée à l’encontre des accusés. Le jugement complet concernant les autres accusés en liberté sera connu ultérieurement.

Parmi les 23 prévenus se trouvent également 17 membres du conseil municipal de la ville de Sousse, accusés d'avoir facilité les activités de l'association en prêtant des locaux. ## Affaire en Tunisie : accusations d'aide à des personnes entrées clandestinement

Le comité chargé de l'affaire a évoqué des accusations de financements illicites et d'entente dans le but d'héberger ou de cacher des personnes entrées clandestinement. Les 23 prévenus risquaient jusqu'à dix ans de prison.

Action humanitaire ou infractions ?

Les avocats des prévenus ont souligné qu'ils menaient une action humanitaire approuvée par l'Etat tunisien en coordination directe avec le gouvernement. Cependant, les autorités ont décidé de les inculper.

Appel à la libération des accusés

Sur sa page Facebook, la rapporteuse des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits humains a demandé aux autorités tunisiennes de libérer les personnes accusées, les qualifiant d'accusations fallacieuses liées à la défense des droits des migrants.