Tirs nord-coréens : Séoul confirme des lancements de projectiles
L’armée sud-coréenne a annoncé mercredi 8 avril le tir d’au moins un « projectile non identifié » par la Corée du Nord, une heure après un lancement similaire détecté mardi depuis la région de Pyongyang. Selon l’état-major sud-coréen, il s’agissait d’un « missile balistique non identifié » dirigé vers la mer de l’Est (mer du Japon). Les caractéristiques techniques de l’engin sont en cours d’analyse par les services de renseignement sud-coréens et américains.
Contexte tendu après des incursions de drones

Ces tirs interviennent après les regrets exprimés lundi par le président sud-coréen Lee Jae-myung concernant des incursions de drones civils en territoire nord-coréen en janvier. Lee a qualifié ces actions d’« irresponsables », soulignant la participation d’un responsable des renseignements sud-coréens. « Bien que ce ne fût pas l’intention de notre gouvernement, nous exprimons nos regrets à la Corée du Nord pour les tensions militaires inutiles provoquées par les actes irresponsables et imprudents de certaines personnes », a-t-il déclaré lors d’une réunion du Conseil des ministres.
Escalade militaire dans la péninsule
Cette série de lancements s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre les deux Corées. Les analystes soulignent que Pyongyang pourrait chercher à tester les réactions de Séoul, notamment après les récentes déclarations sud-coréennes. Les États-Unis et leurs alliés surveillent de près la situation, tandis que les négociations sur la dénucléarisation restent au point mort. ## Une escalade verbale entre les deux Corées
Pyongyang a confirmé en janvier avoir abattu un drone sud-coréen près de la ville frontalière de Kaesong, promettant une riposte "terrible" en cas de nouvelles incursions. Trois civils sud-coréens ont depuis été inculpés dans cette affaire.
Kim Yo-jong salue une décision "sage"
La sœur du dirigeant nord-coréen, Kim Yo-jong, a salué lundi l'attitude du président sud-coréen Lee Jae-myung, qualifiant sa position de "sage". "Notre gouvernement a accueilli cela comme une heureuse et sage décision", a-t-elle déclaré.
Pyongyang durcit le ton
Mardi, un haut responsable nord-coréen a qualifié la Corée du Sud d'"État ennemi le plus hostile à la RPDC", rejetant comme "absurdes" les interprétations favorables des médias sud-coréens. Jang Kum-chol, premier vice-ministre des Affaires étrangères, a dénoncé une "interprétation rêveuse et pleine d'espoir de la part d'imbéciles".
