Nouvelle-Calédonie : Sonia Backès relaxée des poursuites en diffamation
La présidente de la province Sud, Sonia Backès, a été relaxée des poursuites en diffamation engagées par le leader indépendantiste Christian Tein. Le tribunal correctionnel de Paris a rendu sa décision le 1er avril.
Un jugement de valeur virulent mais non diffamatoire

La 17e chambre correctionnelle a jugé que les propos de Sonia Backès, qualifiant Christian Tein de « chef des terroristes », constituaient un simple jugement de valeur. Ces paroles, prononcées lors d'un entretien sur RTL en septembre 2024, n’ont pas été considérées comme de la diffamation par le tribunal. ## Décision du tribunal sur l'expression controversée
Le tribunal a statué que l'expression contestée ne visait pas des actes de terrorisme imputés à Christian Tein, mais relevait d'une polémique politique pour discréditer son action à la tête de la CCAT lors des émeutes. Les juges ont souligné que M. Tein pouvait légitimement être blessé par ce qualificatif, bien que aucune implication dans des actes de terrorisme ne lui ait été reprochée.
Réaction de Sonia Backès à la décision
Sonia Backès, auprès de l'Agence France-Presse (AFP), a salué cette décision comme un rappel que les responsables publics doivent pouvoir s'exprimer librement et clairement lorsqu'il s'agit de qualifier des situations liées à la sécurité des Calédoniens.
Retour de Christian Tein en Nouvelle-Calédonie
Après avoir été interpellé en juin 2024 et placé en détention provisoire à Mulhouse pour son implication présumée dans les émeutes de mai, Christian Tein a été élu président du FLNKS alors qu'il était incarcéré. Libéré sous contrôle judiciaire en juillet 2025, il est rentré en Nouvelle-Calédonie en décembre après la levée de cette mesure.
