Un soldat israélien identifié dans l’incident de la statue de Jésus
L’armée israélienne a confirmé, dans la nuit, qu’un soldat présent sur une photo frappant une statue de Jésus à Debel, un village chrétien du sud du Liban, appartient bien à ses rangs. L’image, largement partagée sur les réseaux sociaux, montre le militaire utilisant une masse sur la statue tombée de sa croix. Une enquête a été ouverte dimanche, et l’institution a indiqué avoir identifié le soldat après un premier examen.
Des excuses officielles et des sanctions annoncées

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a qualifié l’incident de « grave et honteux » dans un message publié sur X. Il a salué la réaction de l’armée, qui a condamné l’acte et promis des mesures disciplinaires. « Nous présentons nos excuses pour cet incident et à tous les chrétiens qui ont été blessés », a-t-il ajouté. L’armée a également évoqué des réparations pour la statue endommagée, sans préciser leur nature.
Contexte tendu dans le sud du Liban
Cet incident intervient alors qu’Israël a pris le contrôle de plusieurs zones du sud du Liban, bastion du Hezbollah, après une attaque du mouvement pro-iranien le 2 mars. Cette offensive faisait suite à une opération israélo-américaine contre l’Iran, exacerbant les tensions dans la région. La dégradation d’un symbole religieux dans un village chrétien ajoute une dimension supplémentaire à un contexte déjà explosif. ## Un cessez-le-feu entre en vigueur au Liban
Un cessez-le-feu est entré en vigueur vendredi dans le sud du Liban, mettant fin à plusieurs jours de tensions. L’armée libanaise a annoncé que des mesures appropriées seraient prises contre les personnes impliquées dans les incidents, conformément aux conclusions de l’enquête. Elle a souligné traiter l’affaire avec « la plus grande sévérité ».
Une statue religieuse profanée près de la frontière
Des médias arabes ont rapporté que la statue, située dans le village chrétien de Debel, près de la frontière israélienne, avait été endommagée. Une photo non datée, confirmée par le président de la municipalité, Aql Nadaf, montre les dégâts. L’Orient-Le Jour rappelle que lors de l’offensive israélienne de l’automne 2024, des soldats avaient filmé des actes de profanation dans des lieux de culte, dont un monastère à Deir Mimas et une statue de saint Georges à Bint Jbeil.
Israël assure vouloir réparer les dommages
L’armée israélienne a affirmé vouloir « aider la communauté à remettre la statue en place » et a nié toute intention de nuire aux infrastructures civiles, y compris aux édifices religieux. Cependant, selon L’Orient-Le Jour, les troupes israéliennes ont détruit de nouvelles maisons dimanche dans la zone, malgré le cessez-le-feu.
