Soins palliatifs adoptés, aide à mourir en suspens

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Un texte sur les soins palliatifs adopté sans encombre

Le Parlement a définitivement adopté, lundi 11 mai, la proposition de loi renforçant l’accès aux soins palliatifs. Portée par la députée Renaissance Annie Vidal, cette mesure a été validée par le Sénat à 325 voix contre 18, sans modification. Ce vote permet une mise en œuvre rapide du texte, moins controversé que celui sur l’aide à mourir, toujours en discussion.

Un blocage possible sur l’aide à mourir

L’examen de la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir s’annonce bien plus tendu. Le Sénat, où une partie de la droite et des centristes s’y oppose, examine le texte jusqu’à mercredi. Près de 700 amendements ont été déposés, un volume qui pourrait retarder l’adoption avant la suspension estivale des travaux parlementaires. Certains élus accusent la droite d’obstruction, tandis que d’autres y voient une stratégie pour retarder la réforme.

Un dénouement incertain avant l’été

Le gouvernement espère encore une adoption définitive avant la mi-juillet, mais les divergences entre les deux chambres pourraient l’obliger à trancher en faveur de l’Assemblée nationale. Cette réforme, issue d’une réflexion engagée il y a plus de trois ans, marque l’aboutissement d’un long cycle de débats depuis le rapport de la convention citoyenne en 2023. ## Un débat sénatorial tendu sur l'aide à mourir

Le Sénat examine à nouveau la proposition de loi sur l'aide à mourir, dans un contexte marqué par des clivages profonds. La majorité de droite et du centre, opposée à la version adoptée par les députés, pourrait une fois encore rejeter le texte. En première lecture, les sénateurs avaient déjà dénaturé le projet en adoptant des amendements contradictoires, conduisant à son rejet.

Une droite divisée entre rejet et compromis

Certains sénateurs de droite, comme le président Gérard Larcher, prônent une approche alternative : un texte restreint à l'assistance médicale pour les malades en fin de vie imminente. Cette proposition, soutenue par la commission des affaires sociales, limite l'aide à mourir aux patients dont les jours sont comptés, une position critiquée par la gauche et l'auteur du texte, Olivier Falorni.

Un équilibre fragile avant la commission mixte paritaire

La droite sénatoriale souligne un resserrement des voix à l'Assemblée nationale, signe d'une possible évolution. Un sénateur impliqué dans le dossier insiste sur l'importance de présenter une proposition constructive en commission mixte paritaire, afin d'éviter un blocage. Le centriste Olivier Henno regrette les positions figées et plaide pour un rôle actif du Sénat dans ce débat de société.