Gel des allégements sociaux malgré la hausse du SMIC : le gouvernement assume sa rigueur budgétaire

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Un gel maintenu malgré la hausse du SMIC

Le ministre de l’action et des comptes publics, David Amiel, a confirmé vendredi 22 mai le gel des allégements de cotisations sociales pour les bas salaires, malgré l’augmentation du SMIC prévue au 1er juin. Cette décision s’applique à une enveloppe budgétaire de 74 milliards d’euros, inchangée par rapport au budget 2024.

Un coût estimé à plus de 2 milliards d’euros

Selon le ministre, une revalorisation automatique des allégements en lien avec la hausse du SMIC – elle-même liée à l’inflation post-guerre au Moyen-Orient – aurait représenté un surcoût de plus de 2 milliards d’euros. David Amiel a justifié cette mesure par le souhait de privilégier des aides « ciblées et financées », en cohérence avec la politique menée depuis le début de la crise.

Une stratégie budgétaire assumée

Le gouvernement maintient ainsi sa ligne de rigueur, évitant une hausse généralisée des dépenses. Les allégements actuels, qui bénéficient aux entreprises employant des salariés à bas salaires, ne seront ni augmentés ni réduits. Cette décision s’inscrit dans un contexte de maîtrise des finances publiques. ## Un ministre défend les allégements fiscaux malgré les critiques

Le ministre a justifié les allégements fiscaux pour les entreprises, soulignant qu'ils profiteraient à tous les secteurs, qu'ils soient en difficulté ou en bonne santé. « Cela bénéficierait à la fois aux entreprises en crise et à celles qui résistent, qu'elles augmentent les salaires ou non », a-t-il déclaré.

Des mesures non budgétées mais jugées indispensables

Ces allégements, non prévus dans le budget initial, représenteraient un coût « très important », a-t-il reconnu. Pourtant, le gouvernement les maintient, malgré les critiques des organisations patronales, qui dénoncent une « double peine » : hausse des salaires et gel des aides.

Un contexte économique tendu, mais pas de récession

Alors que le FMI a abaissé sa prévision de croissance pour la France à 0,7 %, le ministre a minimisé les risques, affirmant que le pays « tient mieux que beaucoup d'autres en Europe ». Il a aussi évoqué un coût de la guerre plus élevé que prévu, dépassant les 6 milliards d'euros initialement annoncés.