Rejet d'un article-clé sur l'aide à mourir par le Sénat
Le Sénat a confirmé, mercredi 21 janvier, ses grandes réticences quant à la création d’un droit à l’aide à mourir en rejetant un article central d'une proposition de loi sur la fin de vie. L'article fixant les conditions requises pour accéder à un dispositif de suicide assisté ou d’euthanasie a été supprimé par 144 voix contre et 123 pour.
Opposition de plusieurs groupes politiques

Une grande partie de la droite, opposée à toute forme d’aide à mourir, a voté contre, tout comme le groupe socialiste qui estimait que la version proposée s’éloignait trop du dispositif voté à l’Assemblée nationale en mai dernier. Le texte a été vidé de sa substance après ce rejet, laissant planer des incertitudes quant à la suite des débats sur la fin de vie au Sénat. ## Réaction des sénateurs face à la réforme sur l'euthanasie
Le chef des sénateurs socialistes exprime sa déception
Le chef des sénateurs socialistes, Patrick Kanner, a partagé son désarroi face à la situation actuelle au Sénat. Il a vivement critiqué la majorité sénatoriale, composée d'une alliance entre la droite et les centristes, qui est profondément divisée sur la réforme sur l'euthanasie. Certains sénateurs, comme le centriste Loïc Hervé, ont souligné l'impossibilité de voter en faveur de cet article pour des raisons éthiques.
L'avenir de la proposition de loi en question
Un vote solennel est prévu pour le 28 janvier, mais il apparaît peu significatif étant donné le climat actuel au Sénat. Il semble que la suite du processus parlementaire se déroulera principalement à l'Assemblée nationale, où une majorité claire en faveur de la réforme s'était déjà dégagée.
Certains parlementaires ont suggéré au gouvernement de retirer le texte de l'ordre du jour, mais la ministre de la santé, Stéphanie Rist, a affirmé que cela perturberait le processus parlementaire en cours.
