Un lycéen meurt lors d’un stage en entreprise dans le Gard
Un élève de 15 ans d’un lycée professionnel de Bagnols-sur-Cèze (Gard) est décédé vendredi 19 avril après avoir été écrasé par un chariot élévateur lors de son stage d’observation. Selon le parquet de Nîmes, l’adolescent conduisait l’engin dans la zone de stockage d’un magasin de matériaux lorsqu’il a perdu le contrôle dans un virage. Le jeune est mort sur le coup sous le poids de la machine.
Une enquête judiciaire et administrative en cours

Le parquet de Nîmes a ouvert une information judiciaire pour homicide involontaire dans le cadre du travail. L’enquête, confiée à un juge d’instruction, vise à déterminer les circonstances exactes de l’accident, notamment les éventuels manquements aux règles de sécurité. Une enquête administrative est également menée par le rectorat, tandis que la mère de la victime a exprimé sa détermination à obtenir justice.
Le gouvernement annonce des mesures pour renforcer la sécurité des stages
À la suite de ce drame, les ministres du travail et de l’éducation ont annoncé le lancement d’une mission conjointe pour améliorer les conditions de sécurité des stages en entreprise pour les élèves de 3ᵉ et de 2ᵈ. Cette initiative, pilotée par les inspections générales des affaires sociales et de l’éducation, devrait aboutir à des recommandations rapides. ## Un engagement renforcé pour la sécurité des stages en entreprise
Le gouvernement place la prévention des accidents du travail graves et mortels, notamment chez les jeunes, au cœur de ses priorités. Cette initiative vise à mieux sécuriser les stages de mineurs en milieu professionnel, où des lacunes persistent selon les autorités. Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a souligné sur RMC que « des choses restent à régler », rappelant qu’un élève en stage d’observation ne peut « rien faire d’autre que poser des questions ».
Des obligations renforcées depuis 2005
Depuis 2005, les collégiens de 3ᵉ effectuent cinq jours de stage en entreprise, tandis que les lycéens de 2ᵉ générale et technologique ont désormais un stage obligatoire de deux semaines depuis 2024. Cependant, la CGT de l’Éducation nationale avait dénoncé en juin dernier une série d’accidents tragiques ayant coûté la vie à trois adolescents en formation, pointant une exposition accrue des jeunes aux dangers sans préparation adéquate.
Des réformes envisagées pour diversifier les expériences
Le ministre de l’Éducation a écarté toute remise en cause du principe des stages, soulignant leur rôle clé dans l’égalité des chances. Il a toutefois évoqué des modifications possibles, comme la possibilité pour les élèves de réaliser des stages dans plusieurs entreprises plutôt qu’une seule. Cette approche permettrait de limiter l’impact sur les structures tout en offrant aux jeunes une vision plus large des métiers.
