Un maire des Côtes-d'Armor accusé de viols et d'emprise sectaire sur des jeunes femmes

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Un maire des Côtes-d’Armor mis en examen pour abus de faiblesse et viols

Un maire d’une petite commune des Côtes-d’Armor, âgé d’une vingtaine d’années, a été mis en examen pour des faits d’abus de faiblesse, viols et agressions sexuelles. Les charges retenues incluent également des menaces de mort et du chantage envers plusieurs victimes. L’homme, interpellé jeudi dernier, est soupçonné d’avoir dirigé un groupe sectaire via un réseau social, avant de s’installer dans le nord de la France.

Un groupe sectaire organisé en ligne

Selon les éléments de l’enquête, le suspect aurait exploité la vulnérabilité psychologique de plusieurs femmes au sein d’un groupe de discussion créé sur les réseaux sociaux. Les faits se seraient déroulés dans le sud de la France avant son élection municipale. Le parquet de Toulon, qui a ouvert l’information judiciaire, précise que les victimes étaient âgées de 17 à 20 ans lors des faits, commis entre 2022 et 2025.

Détention provisoire et enquête en cours

Le juge des libertés et de la détention a ordonné le maintien en détention provisoire du maire. Les investigations, menées sous l’autorité d’un magistrat instructeur, se poursuivent pour déterminer l’ampleur des agissements du suspect. Le procureur de Toulon, Raphaël Balland, a confirmé ces éléments dans un communiqué publié lundi 4 mai. ## Un maire sous le coup d'une enquête pour emprise et violences

Le maire de Tréogan, élu en mars dernier dans cette commune de moins de 100 habitants, est visé par une enquête judiciaire. Selon *Ouest-France*, il est suspecté d'avoir exercé une emprise sur plusieurs jeunes femmes, notamment via un groupe de discussions présenté comme un cercle d'échange intellectuel et spirituel.

Un groupe aux allégations troublantes

Les investigations révèlent que le suspect aurait créé une structure hiérarchisée, promettant à ses membres – majoritairement des femmes – un accès à un "cinquième palier d'instruction ultime". En échange, il aurait exigé une "dévotion totale", se présentant comme une figure divine. Une étudiante de 21 ans avait porté plainte en 2022 en Mayenne, dénonçant des menaces de mort si elle quittait le groupe.

Violences psychologiques, abus financiers et sexuels

Outre l'emprise psychologique, le parquet évoque des violences physiques et sexuelles, ainsi que des pressions financières. Une victime aurait versé plusieurs milliers d'euros au suspect. Les enquêteurs ont identifié au moins six femmes victimes présumées entre 2017 et 2023. L'affaire, complexe, reste en cours d'instruction.