Les États-Unis contraints de lever les sanctions contre la rapporteuse de l'ONU

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Une décision de justice contrainte les États-Unis à lever les sanctions

Les États-Unis ont levé, mercredi 20 mai, les sanctions imposées à Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens occupés. Cette mesure répond à un jugement rendu le 14 mai par le juge fédéral Richard Leon, qui avait ordonné la suspension des restrictions, soulignant que « protéger la liberté d’expression est toujours dans l’intérêt public ».

Des critiques virulentes contre Israël et Washington

Francesca Albanese, experte italienne, avait été ciblée par ces sanctions en raison de ses positions critiques envers Israël, qu’elle accuse de mener un « génocide » à Gaza. Elle avait également dénoncé la politique américaine de soutien inconditionnel à l’État hébreu. Ces accusations avaient conduit les États-Unis à l’inscrire sur une liste noire, limitant ses transactions financières.

Une levée de sanctions confirmée par le Trésor américain

Une note publiée mercredi sur le site du ministère des Finances américain a officialisé la levée des sanctions. Albanese, désormais retirée de la liste noire, peut désormais utiliser des cartes de crédit et effectuer des opérations bancaires sans restriction. Cette décision marque un revirement après des mois de tensions entre l’experte de l’ONU et l’administration américaine. ## Un mandat d'arrêt contre Francesca Albanese

La juge de district américaine Aileen Cannon a rejeté la demande du département de la Justice américain visant à bloquer l'exécution d'un mandat d'arrêt international émis par la Cour pénale internationale (CPI) contre Francesca Albanese. Ce mandat, délivré en mars, cible la rapporteuse spéciale de l'ONU pour les territoires palestiniens occupés, accusée par Washington d'avoir contribué à des "actes de propagande" en faveur du Hamas.

Des accusations politiques et des tensions diplomatiques

Les États-Unis, qui ne reconnaissent pas la compétence de la CPI, avaient saisi la justice américaine pour empêcher l'exécution de ce mandat. Le département d'État avait qualifié les accusations de la CPI de "politisées" et de "sans fondement". Francesca Albanese, de son côté, avait dénoncé des "sanctions calculées pour affaiblir [sa] mission".

Une position ferme sur la situation à Gaza

Depuis sa nomination en 2022, Francesca Albanese a maintenu une ligne critique envers Israël, accusant l'État hébreu de "génocide" à Gaza après l'attaque du 7 octobre 2023. Elle avait également critiqué l'inaction de la communauté internationale, estimant que les gouvernements occidentaux "autorisaient" Israël à "torturer les Palestiniens".

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