Le Sahel, épicentre des morts liées au terrorisme dans le monde en 2025
La région du Sahel représente près de la moitié des décès liés au « terrorisme » dans le monde en 2025, selon le dernier Indice mondial du terrorisme. Ce rapport, élaboré par l'Institute for Economics and Peace, basé en Australie, montre que les décès ont presque été multipliés par dix dans la région depuis 2019.
Une progression inquiétante depuis 2019
Depuis 2007, le Sahel voit une augmentation significative du nombre de morts liées au « terrorisme ». En 2024, plus de la moitié des décès mondiaux étaient enregistrés au Sahel. En 2025, sur les 5 582 morts recensés dans le monde, près de la moitié sont survenus dans cette région, même si le total des victimes a diminué.

Des défis persistants malgré les efforts
Malgré les efforts déployés, certains pays restent particulièrement touchés par le terrorisme. Le Burkina Faso, un des pays les plus touchés au monde ces dernières années, a été dépassé par le Pakistan en 2025. Ce dernier a enregistré son niveau le plus élevé de décès liés au terrorisme depuis 2013, avec 1 139 morts et 1 045 incidents terroristes. ## Une recrudescence de l'activité terroriste en Afrique de l'Ouest en 2025
Une étude récente pointe du doigt une forte recrudescence de l'activité terroriste en Afrique de l'Ouest en 2025, notamment due au retour des talibans au pouvoir en Afghanistan l'année précédente. Les violences perpétrées par les talibans pakistanais et l'Armée de libération du Baloutchistan sont également mises en cause.
Des chiffres alarmants
Le Burkina Faso occupe désormais la deuxième position des pays les plus touchés par le terrorisme, malgré une diminution de 45 % du nombre de morts, passant de 1 532 en 2024 à 846 en 2025. Cette baisse s'explique principalement par une chute importante des décès parmi les civils, qui ont diminué de 84 %.
Le Niger a quant à lui grimpé à la troisième place, dépassant le Mali et la Syrie, avec 703 morts en 2025, dont plus de la moitié sont des civils. Le Nigeria se retrouve à la quatrième place avec 750 morts, en progression de 46 % par rapport à l'année précédente, principalement en raison de l'instabilité interne et des affrontements entre les groupes djihadistes rivaux.
L'Etat islamique et le GSIM principaux acteurs
L'étude attribue la plupart des attaques terroristes au Sahel à l'Etat islamique et au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaida. Ces groupes djihadistes étendent leur influence aux pays côtiers ouest-africains, comme en témoigne la montée en puissance du Bénin, désormais à la 19e place du classement. D'autres organisations, telles qu'Acled, soulignent des bilans encore plus lourds en ce qui concerne les victimes du djihadisme dans la région.
