La Russie défie les rebelles malien et renforce son alliance avec Bamako

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La Russie maintient son soutien au Mali malgré les pressions

La Russie a confirmé, jeudi 30 avril, qu’elle ne retirerait pas ses forces du Mali, malgré les appels des rebelles à un départ. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que Moscou poursuivrait sa lutte contre le terrorisme et soutiendrait les autorités maliennes en place.

Un appui crucial pour la junte face aux insurgés

Les paramilitaires russes, présents depuis plusieurs années, constituent un pilier de la junte militaire au pouvoir depuis 2020. Cette dernière fait face à une offensive conjointe des rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) et des djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).

Contexte d’une crise sécuritaire persistante

La position russe renforce son alliance avec Bamako, alors que le Mali traverse une période de tensions accrues. Les groupes armés, unis dans leur opposition au régime, multiplient les attaques, compliquant davantage la situation sécuritaire dans le pays. ## Un assaut historique contre les forces russes au Mali

Le Front de libération de l'Azawad (FLA) a mené une offensive sans précédent depuis 2012, s'emparant de la ville stratégique de Kidal. Cette opération a forcé le retrait des paramilitaires russes de l'Africa Corps, marquant un tournant dans la présence militaire russe au Mali. L'attaque a également coûté la vie au ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara, figure clé du rapprochement entre Bamako et Moscou.

Des revendications claires contre l'influence russe

Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole du FLA, a affirmé lors d'un entretien à Paris que l'objectif de son mouvement est l'éviction définitive des forces russes du nord du Mali, ainsi que de l'ensemble du territoire malien. Il a revendiqué la victoire dans toutes les confrontations récentes avec les troupes russes, soulignant la détermination du FLA à contrer l'influence de Moscou.

Un contexte géopolitique tendu

La junte militaire au pouvoir à Bamako a renforcé ses liens avec la Russie depuis l'expulsion des forces françaises en 2022. Ce rapprochement stratégique, symbolisé par la présence de l'Africa Corps, suscite des tensions croissantes avec les groupes armés locaux, dont le FLA, qui contestent ouvertement l'ingérence russe dans les affaires maliennes.