Pénurie de carburant : un quart des stations à sec après Pâques

Date de publication

Media file: 01KNK/BY8PT/EXHNA/MR8GE/D481H/9/01KNKBY8PTEXHNAMR8GED481H9.png

Ruptures de stock dans un quart des stations-service

Mardi 7 avril, un quart des stations-service françaises connaissent des ruptures de stock d’au moins un carburant. Cette situation s’explique par les importants déplacements du week-end de Pâques et les retards de livraison, les camions-citernes ne circulant ni le dimanche ni les jours fériés.

Un problème logistique temporaire

Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), a rassuré sur RTL : les stations devraient être réapprovisionnées dans la journée. Il s’agit d’un « problème purement logistique » et non d’une pénurie de stocks, a-t-il précisé.

Consommation stable malgré la hausse des prix

En mars, la consommation de carburants n’a pas diminué malgré la hausse des prix, selon les observations de l’UFIP. Les approvisionnements restent assurés pour les semaines à venir, avec une visibilité de quelques semaines. ## Une réunion cruciale à Bercy pour discuter des prix des carburants

Les centrales syndicales (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC) doivent rencontrer ce mardi à 17h30 les ministres de l’économie, du travail et de l’énergie. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a annoncé son intention de réclamer un « prix maximal à la pompe de 1,70 euro ». Cette demande intervient alors que les prix des carburants restent élevés, malgré les promesses du gouvernement.

Des prix toujours sous tension malgré les aides annoncées

Lundi, le gazole et l’essence SP95-E10 s’affichaient en moyenne à 2,315 euros et 2,015 euros le litre, selon les données de l’AFP. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait évoqué la semaine dernière des aides « ciblées » à venir en début de semaine. Vendredi soir, le ministère de l’économie a confirmé le lancement prochain d’un « prêt flash carburant » via Bpifrance, destiné à soutenir les petites entreprises les plus touchées par la hausse des coûts.

Une consommation stable malgré les fluctuations

Un responsable du secteur a souligné que « la consommation, comme souvent, est relativement constante ». En mars 2026, elle a augmenté de seulement 1 % par rapport à mars 2025, un signe que les ménages et les entreprises s’adaptent malgré les prix élevés. Les discussions de ce mardi pourraient déterminer de nouvelles mesures pour atténuer l’impact financier sur les consommateurs.