Un retrait sous pression
Le Festival du premier film de La Ciotat a annoncé, vendredi 22 mai, que Gérard Darmon ne présidera pas le jury de cette édition, prévue du 10 au 14 juin. Cette décision intervient après des critiques émanant d’associations féministes, qui avaient contesté la nomination de l’acteur, accusé de violences sexistes et sexuelles.
Des accusations antérieures

Fin 2024, l’hebdomadaire *Politis* avait publié des témoignages de neuf femmes évoquant des « propos et des gestes déplacés » de Gérard Darmon sur les tournages de six films. Contacté par la publication, l’acteur avait nié ces allégations, selon *Politis*. Ces révélations avaient suscité une vive polémique lorsque sa nomination au festival avait été annoncée.
Jean-Pierre Améris prend le relais
Face à la controverse, le festival a finalement confié la présidence du jury au réalisateur Jean-Pierre Améris. Dans un communiqué, l’association organisatrice, La Ciotat Berceau du cinéma, a salué la décision de Gérard Darmon, qualifiée de « responsable et attachée à l’événement ». L’objectif affiché est de préserver la sérénité de la manifestation. ## Un changement de dernière minute à la présidence du jury
Le réalisateur Jean-Pierre Améris a été désigné pour prendre la présidence du jury du festival de La Ciotat, remplaçant au pied levé Gérard Darmon. Cette décision intervient après les polémiques liées aux accusations d’agressions sexuelles portées contre l’acteur par neuf femmes. Le directeur artistique du festival, Yves Alion, a expliqué que Gérard Darmon avait choisi de se retirer « avec beaucoup de chagrin » pour ne pas nuire à l’événement.
Une décision motivée par les critiques
La collective féministe de La Ciotat avait vivement critiqué le choix initial de Gérard Darmon dans un communiqué publié sur Instagram. Elle estimait que l’honneur accordé à l’acteur, alors qu’il fait l’objet d’accusations graves, envoyait un « message inacceptable ». Les organisateurs ont finalement cédé à la pression, privilégiant la préservation de l’image du festival.
Un contexte tendu pour les figures culturelles
Cette affaire s’inscrit dans un climat de plus en plus hostile envers certaines personnalités du monde culturel. Patrick Bruel, par exemple, fait actuellement l’objet d’enquêtes judiciaires en France et en Belgique pour des accusations similaires. Plusieurs maires, dont celui de Marseille, ont appelé le chanteur à renoncer à ses concerts, reflétant une sensibilité accrue de l’opinion publique sur ces questions.
