Restrictions ciblées contre l'ICE dans l'État de New York
La gouverneure Kathy Hochul a dévoilé jeudi 7 mai un ensemble de mesures visant à encadrer strictement les opérations de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE) sur le territoire new-yorkais. Parmi les dispositions phares, l'interdiction pour les agents fédéraux d'intervenir dans des lieux sensibles – écoles, bibliothèques, centres communautaires ou bureaux de vote – sans mandat judiciaire.
Fin du port du masque pour les agents de l'ICE

Les policiers de l'ICE devront désormais opérer à visage découvert, une mesure présentée comme une réponse aux critiques récurrentes sur l'opacité de leurs interventions. Les élus démocrates et les associations de défense des droits humains dénonçaient depuis des mois cette pratique, jugée comme un outil d'impunité face aux dérives signalées, notamment après la mort de deux Américains lors d'opérations à Minneapolis.
Un contexte tendu autour des politiques migratoires
Cette décision intervient dans un climat politique national polarisé, où l'ICE, héritier des politiques migratoires de l'ère Trump, reste au cœur des débats. Kathy Hochul a qualifié le port du masque par les agents d'« intimidation » et d'« échappatoire à la responsabilité », soulignant la nécessité de transparence dans un État comptant près de 20 millions d'habitants. ## Une série de mesures pour limiter l’action de l’ICE dans l’État de New York
La gouverneure Kathy Hochul a annoncé une série de restrictions visant à encadrer les opérations de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) dans l’État de New York. Parmi ces mesures, l’agence fédérale ne pourra plus accéder sans mandat judiciaire à des lieux considérés comme sensibles, tels que les écoles, les bibliothèques, les centres communautaires ou les bureaux de vote.
Des limites imposées à la coopération policière locale
La gouverneure a également interdit aux forces de l’ordre locales de collaborer avec l’ICE pour des opérations relevant uniquement des lois sur l’immigration. Cette décision exclut les cas liés à la sécurité publique. « Nos policiers, payés avec l’argent des contribuables locaux, ont été recrutés pour protéger leurs communautés, pas pour faire le travail du gouvernement fédéral », a-t-elle souligné.
Des tensions prévisibles avec l’administration fédérale
En réaction, Tom Homan, ancien conseiller de Donald Trump sur l’immigration, a menacé d’intensifier la présence des agents fédéraux dans l’État. « Si des responsables adoptent des lois absurdes pour refuser de coopérer avec nous, on va saturer le terrain », a-t-il déclaré, laissant présager un durcissement des positions.
