Une mesure attendue depuis trois ans
Le gouvernement a officialisé jeudi 16 avril le remboursement des protections périodiques réutilisables, une mesure promise depuis 2021. Elle entrera en vigueur à la rentrée universitaire, selon un communiqué conjoint des ministères de la Santé et de l’Égalité femmes-hommes.
6,7 millions de bénéficiaires concernés

Cette disposition vise 6,7 millions de personnes menstruées, dont les moins de 26 ans et les plus précaires. L’objectif est triple : réduire la précarité menstruelle, soutenir le pouvoir d’achat et promouvoir l’usage de produits durables.
Un engagement contre les inégalités
« La précarité menstruelle n’est pas une fatalité », a souligné la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de lutter contre une injustice sociale persistante. ## Un décret pour le remboursement des protections menstruelles réutilisables
La ministre déléguée à l’égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, a réaffirmé l’importance de garantir l’accès à l’hygiène intime pour toutes les femmes et jeunes filles, soulignant qu’il s’agit d’une question de santé et de dignité. Cette mesure concerne les produits commercialisés en pharmacie.
Un engagement retardé, mais bientôt effectif
Le budget 2024 de la Sécurité sociale prévoyait déjà le remboursement des protections menstruelles réutilisables (culottes et coupes) pour les assurées de moins de 26 ans, ainsi que pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S), sans limite d’âge. Cependant, l’absence de décret d’application avait retardé sa mise en œuvre, provoquant des critiques de la part d’associations féministes et de fabricants.
Une promesse tenue malgré les délais
Interrogée en 2023 à l’Assemblée nationale, Aurore Bergé avait reconnu un « retard (…) pas acceptable » et avait assuré que les engagements seraient tenus « avant la fin de l’année » 2025. Le décret d’application, désormais publié, permet enfin la concrétisation de cette mesure.
