Un remaniement ministériel surprise en Syrie
Le président syrien Ahmed Al-Charaa a opéré un remaniement partiel de son gouvernement samedi 9 mai, selon l'agence officielle SANA. Plusieurs hauts responsables ont été remplacés, dont son frère Maher Al-Charaa, jusqu'alors secrétaire général de la présidence. Les motifs de cette décision restent inconnus.
Maher Al-Charaa écarté de la présidence

Maher Al-Charaa, figure influente du régime, occupait ce poste stratégique depuis plusieurs années. Il a été remplacé par Abdel Rahman Badreddine Al-A’ma, ancien gouverneur de Homs. Ce changement marque un tournant dans la structure du pouvoir syrien, sans que les autorités n'aient fourni d'explications officielles.
Des nominations sans justification claire
Parmi les autres modifications, plusieurs ministres et hauts fonctionnaires ont été remplacés. L'absence de communication officielle laisse planer le doute sur les raisons de ce remaniement. Les observateurs soulignent que ces changements pourraient refléter des tensions internes au sein du régime. ## Un remaniement ministériel en Syrie après la chute d'Al-Assad
Le gouvernement de transition syrien a procédé à un remaniement partiel de son équipe, marquant une nouvelle étape dans la restructuration du pouvoir depuis la chute de Bachar Al-Assad fin 2024. Deux ministres clés ont été remplacés : Hamza Al-Mustafa, ministre de l’information, cède sa place à Khaled Fawaz Zaarour, tandis qu’Amjad Badr, ministre de l’agriculture, est remplacé par Bassel Hafez Al-Soueidan.
Des nominations sous l’influence d’Al-Charaa
Ces changements s’inscrivent dans une dynamique de recentrage du pouvoir autour d’Ahmed Al-Charaa, figure montante du régime de transition. Formé en mars 2025, le gouvernement était initialement dominé par son cercle restreint, une tendance qui se confirme avec ces nouvelles nominations. La nomination d’Al-Charaa à la tête de l’État avait déjà suscité des critiques, certains y voyant une continuité avec les pratiques autoritaires des régimes précédents.
Des gouverneurs provinciaux également renouvelés
Parallèlement, plusieurs gouverneurs de provinces stratégiques ont été remplacés, notamment à Homs, Quneitra, Lattaquié et Deir ez-Zor. Ces nominations visent à consolider le contrôle du gouvernement sur des régions clés, tout en répondant aux attentes d’une transition politique encore fragile. Les observateurs suivront de près l’impact de ces changements sur la stabilité du pays.
