Argentine: Adoption de la réforme du travail de Javier Milei malgré une journée de grève générale
Les députés argentins ont adopté la loi sur la réforme de la législation du travail voulue par le président ultralibéral Javier Milei. Cette loi dite de "modernisation du travail" facilite les licenciements, réduit le barème d'indemnités et rend possible l'extension de la journée de travail jusqu'à 12 heures. Elle doit maintenant retourner au Sénat pour approbation définitive.
Journée de grève générale en Argentine

La journée de jeudi en Argentine a été marquée par une grève générale en opposition à la réforme du travail. Une manifestation pacifique a rassemblé plusieurs milliers de personnes, mais quelques accrochages ont eu lieu entre manifestants et forces de l'ordre. Une dizaine de personnes ont été interpellées.
Forte mobilisation et perturbations dans les transports
La grève a été largement suivie, avec un taux de participation estimé à 90%, selon les syndicats. Les transports aériens et ferroviaires ont été fortement perturbés, avec de nombreux vols annulés et des gares désertes à Buenos Aires. Le trafic routier était quant à lui plus dense que d'habitude, mais de nombreux arrêts de bus étaient vides. ## Grève entravant le fonctionnement des commerces
Une grande majorité des commerces ont ouvert leurs portes malgré la grève qui prive certains d'employés, faute de transport. Les rues sont marquées par les relents d'ordures non ramassées depuis 24 heures dans la chaleur de l'été austral.
Tensions sociales suite au succès de Javier Milei aux législatives
Le chef de cabinet des ministres Manuel Adorni a qualifié la grève de "perverse" et d'"extorsion", soulignant que supprimer le transport empêche les travailleurs de se rendre sur leur lieu de travail, même s'ils en ont la volonté. Cette grève intervient quatre mois après la victoire de Javier Milei aux législatives de mi-mandat.
Réforme contestée par certains syndicats et saluée par l'exécutif
La réforme clé du mandat de M Milei vise à faciliter les licenciements, réduire les indemnités de licenciement, permettre des journées de travail de jusqu'à 12 heures, élargir les services "essentiels" en cas de grève, et autoriser la division des congés. Cette réforme est critiquée par la CGT comme étant "régressive et anticonstitutionnelle", mais pour l'exécutif, elle favorisera l'embauche dans un contexte où plus de 40% des emplois sont informels.
