Blocage de la réforme de l'indépendance de la justice en Pologne
Le président nationaliste Karol Nawrocki a mis son veto à un projet de loi visant à rétablir l'indépendance du Conseil national de la magistrature en Pologne. Ce conseil, chargé de nommer les juges et de garantir leur indépendance, avait été modifié par le parti nationaliste Droit et justice (PiS) au pouvoir de 2015 à 2023.
Tensions entre Varsovie et l'Union européenne

La réforme du PiS avait suscité des tensions avec l'Union européenne, la Cour européenne des droits de l'homme et la Cour de justice de l'Union européenne critiquant son impact sur l'indépendance de la justice polonaise. Le premier ministre de centre-droit Donald Tusk avait promis de revenir sur ces réformes lors de sa campagne électorale en 2023 mais le président Nawrocki, soutenu par le PiS, fait obstruction à ces tentatives.
Obstruction législative
Depuis son élection en 2025, le président Nawrocki a opposé son veto à de nombreuses lois adoptées par le Parlement, entraînant une situation de "sabotage législatif" dénoncée par la coalition gouvernementale en Pologne. ## Véto présidentiel en Pologne
Le président polonais a récemment exercé son pouvoir de veto sur un nouveau texte de loi adopté par les deux Chambres du Parlement. Ce texte visait à réformer le Conseil national de la magistrature, mais selon le président, il était "clairement inconstitutionnel" et risquait d'être utilisé pour écarter des juges gênants.
Les deux camps politiques s'accusent mutuellement de manœuvres politiques à ce sujet. Le président a également refusé des nominations et des promotions de juges, d'ambassadeurs et d'agents des services secrets, provoquant des réactions diverses.
Le ministre de la justice a qualifié ce veto de "politique", affirmant que le président cherchait en réalité à bloquer des réformes jugées indispensables au bon fonctionnement des tribunaux. En Pologne, le président dispose d'un pouvoir de veto législatif puissant qui lui permet d'influencer grandement la politique du pays.
