Nouvelle-Calédonie : le rejet de la réforme constitutionnelle divise l'Assemblée nationale

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Rejet du projet de réforme constitutionnelle en Nouvelle-Calédonie

L'Assemblée nationale a rejeté jeudi 2 avril le projet de réforme constitutionnelle visant à modifier le statut de la Nouvelle-Calédonie. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a promis que le gouvernement prendrait ses responsabilités et ne tolérerait ni immobilisme ni passage en force.

Le texte, basé sur l'accord de Bougival soutenu par plusieurs forces politiques en Nouvelle-Calédonie mais pas par le principal mouvement indépendantiste, a été rejeté dès son entrée dans l'hémicycle par les groupes d'opposition (190 voix contre 107). Sébastien Lecornu a annoncé qu'il rassemblerait les signataires de l'accord la semaine suivante. ## Les députés rejettent la réforme constitutionnelle en commission des lois

Les députés ont refusé le 25 mars dernier la réforme constitutionnelle du statut de la Nouvelle-Calédonie. Les groupes de gauche et le Rassemblement national ont vivement rejeté chaque article du projet de loi.

Débats intenses autour du projet de loi

Avant le vote, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a exhorté les députés à ne pas voter la motion de rejet, mettant en garde contre un possible retour en arrière des tractations politiques. De son côté, le député indépendantiste Emmanuel Tjibaou, défenseur de la motion de rejet, a prévenu des conséquences de désordre et de désunion que le projet de loi provoquerait en Nouvelle-Calédonie.