Un rapport controversé sur l'audiovisuel public
Le rapport de la commission d’enquête présidée par Charles Alloncle (Union des droites pour la République) a été rendu public mardi 5 mai. Ce document de 400 pages, adopté de justesse par les députés, propose près de 70 recommandations pour réformer le secteur public. Parmi elles, la fusion de France 2 et France 5, la suppression de France 4 et la réduction du budget des sports à France Télévisions.
Des économies ambitieuses et des fusions stratégiques

Le député d’extrême droite vise un milliard d’économies annuelles. Pour y parvenir, il suggère notamment de fusionner Franceinfo et France 24, tout en instaurant un "devoir de réserve renforcé" pour les présentateurs et décideurs éditoriaux. Une mesure qui vise à encadrer leur activité sur les réseaux sociaux. La nomination des dirigeants de l’audiovisuel public par le président de la République, après avis parlementaire, est également envisagée.
Des réactions vives de la part des professionnels
La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, a vivement critiqué le rapport, le qualifiant de "à charge" et fondé sur des "approximations". La gauche et une partie du camp présidentiel ont également exprimé leur mécontentement face à ces propositions radicales. Une conférence de presse est prévue à l’Assemblée nationale pour détailler les conclusions du rapport. ## Un rapport controversé au cœur d’un débat politique
La dirigeante de l’audiovisuel public, Delphine Ernotte, a vivement critiqué les propositions du rapport de la commission d’enquête parlementaire, notamment la suppression de chaînes. « Ce n’est pas une simple réorganisation, mais la disparition de milliers d’heures de programmes », a-t-elle souligné. Elle dénonce une instrumentalisation politique du document, devenu selon elle un « terrain de procès idéologique ».
Une adoption serrée et des tensions persistantes
Adopté de justesse il y a une semaine par 12 voix contre 10 et 8 abstentions, le rapport sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public a été au centre de vives tensions. Le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), a justifié sa publication pour « permettre aux Français de juger des méthodes de l’extrême droite ».
Une affaire judiciaire en parallèle
Parallèlement, une plainte pour « trafic d’influence actif » a été déposée contre X par l’association Anti-Corruption, visant notamment le député ciottiste et le groupe Lagardère. Selon *Le Monde*, ce dernier aurait tenté d’influencer la commission via des listes de questions hostiles à l’audiovisuel public. Lagardère News, qui détient Europe 1 et le *Journal du Dimanche*, est directement concerné. Le député mis en cause a dénoncé une « tentative de déstabilisation grotesque ».
