Un plan social drastique pour Okaïdi
L’enseigne Okaïdi, spécialisée dans les vêtements pour enfants, prévoit jusqu’à 290 suppressions de postes et la fermeture d’une soixantaine de magasins en France. Actuellement, l’entreprise emploie 2 000 collaborateurs dans le pays. Ce plan s’inscrit dans le cadre de son redressement judiciaire, engagé après la mise en redressement judiciaire du groupe IDKids en février dernier.
Des défis structurels et conjoncturels

Okaïdi justifie cette décision par un « environnement durablement dégradé », marqué par la baisse de la natalité, la pression sur le pouvoir d’achat des familles, ainsi que la concurrence accrue de la seconde main et de l’ultra fast fashion. Ces facteurs ont pesé sur la rentabilité du groupe, malgré un chiffre d’affaires annuel de 800 millions d’euros et une présence dans 70 pays.
Un redressement judiciaire pour relancer l’activité
Le groupe IDKids, propriétaire d’Okaïdi, Obaïbi, Oxybul et IDLog, avait sollicité le redressement judiciaire en janvier, afin d’accélérer la transformation de sa marque phare et de préserver ses activités. Le tribunal de commerce de Lille avait validé cette demande en février, ouvrant la voie à un plan de restructuration ambitieux. ## Un plan de restructuration pour Okaïdi en France
Okaïdi, l’enseigne spécialisée dans la mode enfantine, a annoncé un projet de réorganisation visant à recentrer son réseau français sur ses magasins les plus performants. Cette restructuration, prévue pour le deuxième semestre 2026, s’accompagnera d’un dispositif d’accompagnement pour les salariés concernés, privilégiant le reclassement interne et la mobilité.
Fermetures à l’étranger et cession de Jacadi
Parallèlement, Okaïdi prévoit la fermeture de l’ensemble de ses magasins en Pologne (25 boutiques), en Allemagne (17) et au Portugal (2), des marchés jugés structurellement déficitaires. Le groupe IDKIDS, maison mère d’Okaïdi, a également cédé récemment Jacadi, sa marque haut de gamme, au groupe Deveaux.
Un secteur en crise face à la concurrence
Le prêt-à-porter français traverse une période difficile, marquée par la concurrence des plateformes comme Shein et la montée en puissance de la seconde main. Plusieurs enseignes, dont Kaporal et Jennyfer, ont déjà fait faillite, tandis que d’autres, comme Camaïeu ou Pimkie, luttent pour survivre.
