Rassemblement en hommage à El Hacen Diarra : Une enquête ouverte pour violences policières

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Rassemblement en hommage à El Hacen Diarra

Trois à quatre cents personnes se sont rassemblées en hommage à El Hacen Diarra, un Mauritanien de 35 ans décédé pendant sa garde à vue dans le commissariat du 20e arrondissement de Paris. Les participants ont observé une minute de silence au pied du foyer de travailleurs migrants où il résidait.

Enquête ouverte par le parquet

Le parquet a ouvert une enquête pour "recherche des causes de la mort" suite au décès d'El Hacen Diarra. Sa famille dénonce des violences policières, soutenues par des vidéos, et son avocat a déposé plainte pour "violences volontaires ayant entraîné la mort".

Portrait d'El Hacen Diarra

El Hacen Diarra, résidant depuis plusieurs années dans un foyer de travailleurs migrants, était un Soninké originaire de Baydam près de la frontière entre le Mali et le Sénégal. Il était décrit par ses proches comme une personne calme, gentille et discrète, artiste de formation qui appréciait boire du café chaque soir sur le muret en bas du foyer. ## Enquête ouverte suite à des allégations de violences policières

Le parquet a ouvert une enquête pour « recherche des causes de la mort » après des allégations de violences policières. La famille de la victime a déposé une plainte pour « violences volontaires ayant entraîné la mort ».

Sur une vidéo diffusée par les proches, on peut voir deux policiers, dont l'un donnant des coups de poing à un homme plaqué au sol. Suite à cette vidéo, un appel à témoignages a été lancé par les proches.

Mobilisation contre les violences policières

Des personnalités engagées contre les violences policières se sont mobilisées suite à cet incident. Assa Traoré, militante de longue date, a exprimé son soutien à la famille de la victime. Une plainte a également été déposée par l'avocat de la famille.

Samedi, l'avocat a annoncé avoir déposé plainte en raison de l'absence de saisine d'un juge d'instruction par la procureure de la République malgré les preuves accablantes de violences policières.