Extension de la protection des lanceurs d'alerte contre le narcotrafic
L'Assemblée nationale a voté jeudi pour étendre la protection des lanceurs d'alerte liés au trafic de drogue. Cette décision a été prise malgré l'opposition du gouvernement, lors de la niche parlementaire des écologistes.
La proposition de loi vise à élargir le dispositif de protection des victimes, témoins et repentis déjà en place à des personnes non impliquées dans une procédure judiciaire. Le texte a été adopté en première lecture avec les voix de la gauche, tandis que le reste de l'Hémicycle s'est abstenu.

Mesures pour assurer la sécurité des lanceurs d'alerte
Le texte prévoit que les services locaux de police et de gendarmerie mettent en place des mesures de protection, et qu'un "service national" soit sollicité en cas de menace sérieuse. Ces mesures vont de l'inscription sur une liste prioritaire à la mise en place d'une protection rapprochée, en passant par l'attribution d'une identité d'emprunt.
Le ministre de l'Intérieur s'est opposé à cette extension, arguant que l'État garantit déjà la protection des personnes menacées, que ce soit sur le plan judiciaire ou administratif. Il estime que ce texte risque d'affaiblir les dispositifs existants au lieu de les renforcer. ## Soutien au fils assassiné de Ouassila Benhamdi Kessaci
Le ministre a exprimé son soutien à Ouassila Benhamdi Kessaci, mère de Mehdi, assassiné en représailles à l'engagement de son autre fils Amine dans la lutte contre le narcotrafic.
Le combat contre la criminalité
Ouassila Benhamdi Kessaci a dénoncé la criminalité en soulignant l'importance de mettre fin aux crimes liés au trafic de drogue, suite à la mort tragique de ses fils.
Débats agités en vue à l'Assemblée nationale
Les débats parlementaires sur la niche des écologistes risquent de devenir houleux, notamment en ce qui concerne la deuxième proposition de loi sur la protection de l'eau potable et la troisième sur la concentration des médias.
