Xenia Fedorova, propagandiste pro-Poutine ou simple chroniqueuse ? Le débat qui divise la France

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Un débat politique autour de Xenia Fedorova

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a qualifié Xenia Fedorova, chroniqueuse sur CNews et d’autres médias du groupe Bolloré, de « propagandiste patentée » pro-Poutine. Cette accusation intervient après des déclarations de la chroniqueuse russe, ancienne dirigeante de RT France, interdite dans l’UE depuis 2022, défendant régulièrement les positions du Kremlin.

La défense de Canal+ et de Bolloré

Maxime Saada, président du directoire de Canal+, a rejeté ces critiques lors de l’assemblée générale du groupe. Il a évoqué une tentative de « fermer CNews » et a défendu la présence de Fedorova au nom de la « liberté d’expression ». Selon lui, la chaîne doit offrir des « points de vue différents » sur l’actualité, y compris ceux qui divergent des discours dominants.

Un enjeu médiatique et politique

Cette polémique s’inscrit dans un contexte plus large de tensions autour de l’influence des médias Bolloré. Une enquête du *Monde* avait précédemment présenté Fedorova comme « la plus influente propagandiste du Kremlin en France », soulignant son lien avec Vincent Bolloré. La chaîne CNews, souvent critiquée pour ses prises de position, assume une ligne éditoriale provocatrice, comme l’a rappelé Saada. ## Une journaliste russe sous le feu des critiques

Xenia Fedorova, ancienne directrice de RT France, continue d’intervenir dans les médias français, malgré les controverses liées à ses positions pro-Kremlin. Interrogé sur son cas, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a défendu le cadre légal de son séjour en France, soulignant que la critique du gouvernement était un droit démocratique.

Un débat sur l’influence russe

Lors d’une récente question en assemblée, un actionnaire avait qualifié Mme Fedorova d’"agent russe", une accusation rejetée par le ministre. "Je ne crois pas qu’on puisse parler d’un agent russe, journaliste oui, agent non", a-t-il précisé, tout en rappelant l’importance du respect des lois et du pluralisme.

La réponse du gouvernement

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, avait auparavant dénoncé les "propos très graves" de Mme Fedorova, estimant qu’ils inversaient les responsabilités dans le conflit ukrainien. Malgré cela, le ministre a rappelé que la France, contrairement à la Russie, permettait la liberté d’expression, même lorsque des mensonges étaient proférés.