Uniper : l'Allemagne engage la privatisation du géant énergétique
Le gouvernement allemand a officiellement lancé le processus de cession de sa participation majoritaire dans Uniper, quatre ans après sa nationalisation en pleine crise énergétique. Une porte-parole du ministère des Finances a confirmé cette information à l'AFP, précisant que l'État entend réduire sa part de 99 % à 25 % plus une action, afin de conserver une minorité de blocage.
Un processus encadré et progressif

L'État a publié un avis de vente dans le *Financial Times* pour évaluer l'intérêt des investisseurs potentiels. Cette démarche, bien que préliminaire, marque une étape clé dans la stratégie de désengagement du gouvernement, qui avait injecté des milliards d'euros pour sauver Uniper en 2022. Le ministère des Finances souligne que cette annonce ne préjuge ni de la réalisation ni du calendrier d'une éventuelle transaction.
Uniper, symbole des défis énergétiques post-Ukraine
Nationalisé en pleine crise gazière déclenchée par la guerre en Ukraine, Uniper était devenu un enjeu stratégique pour l'Allemagne. La privatisation partielle, si elle aboutit, permettrait à l'État de se désengager tout en conservant une influence sur la gouvernance du groupe. Cette opération s'inscrit dans un contexte plus large de restructuration du secteur énergétique allemand. ## Uniper : une nationalisation sous conditions
L’Allemagne a injecté 13,5 milliards d’euros pour sauver Uniper, l’un des principaux négociants de gaz du pays, après l’arrêt des livraisons russes via Nord Stream. Cette intervention, approuvée par Bruxelles, s’accompagne d’une obligation : réduire la participation de l’État à 25 % plus une action d’ici 2028.
Une capitalisation boursière à relativiser
La valorisation d’Uniper atteint environ 18 milliards d’euros, selon des données citées par la *Süddeutsche Zeitung*. Cependant, ce chiffre doit être interprété avec précaution, en raison du faible volume d’échanges sur le marché.
Un levier stratégique pour Berlin
En conservant une minorité de blocage, l’Allemagne maintient une influence sur les décisions énergétiques d’Uniper, notamment en matière d’approvisionnement en gaz. Cette position lui permet de piloter la transition vers des sources alternatives, tout en sécurisant les approvisionnements.
