Alourdissement de la peine en appel
Stéphane Haussoulier, ancien président du département de la Somme, a vu sa condamnation aggravée en appel pour 31 délits d’abus de confiance, de blanchiment et d’escroquerie. La justice lui a infligé quatre ans de prison, dont un ferme sous surveillance électronique, ainsi que cinq ans d'inéligibilité.
Préjudice évalué à près de 370 000 euros
La justice a évalué le préjudice total à près de 370 000 euros. Stéphane Haussoulier avait démissionné de la présidence de la Somme peu après sa condamnation en première instance.

Réaction sobre de l'ancien président
Au moment de la lecture de l'arrêt, Stéphane Haussoulier, 57 ans, était présent en costume cravate sombre, affichant un visage fermé. Il n'a pas réagi devant la presse, ni son avocat, préférant quitter rapidement les lieux. ## Affaire de malversations : Stéphane Haussoulier a dix jours pour se pourvoir en cassation
La Cour de cassation a rendu son jugement : Stéphane Haussoulier, ancien président du département de la Somme, a été condamné pour des agissements durant la période 2016-2023.
Notes de frais, cartes bancaires et préjudice financier
La justice a relevé que Stéphane Haussoulier avait demandé des remboursements en double voire en triple pour 173 notes de frais liées à ses déplacements et ses repas. De plus, il a été reconnu coupable d'avoir utilisé des cartes bancaires professionnelles pour des achats personnels, tels que de l'alcool, des repas dans des restaurants de renom comme le George-V à Paris, ou encore pour des dépenses dans un club de strip-tease.
Le préjudice financier total est estimé à près de 370 000 euros, dont 280 000 euros uniquement pour la Fédération régionale des travaux publics. Cette dernière, bien qu'elle n'ait pas porté plainte, a été la plus impactée par les agissements de l'ancien président du département.
Démission et condamnation maintenues en appel
Malgré ses plaidoiries invoquant la négligence et la maladresse, Stéphane Haussoulier a été une nouvelle fois condamné en appel en novembre. Suite à sa condamnation en première instance, il avait démissionné de ses fonctions de président du département de la Somme. Il dispose désormais de dix jours pour se pourvoir en cassation.
